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PAC
Les décisions du sommet de Berlin pour les grandes cultures |
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A
- Le volet céréales
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1
- Baisse de 15% du prix d'intervention
des céréales, avec compensation de
moitié
Le prix
d'intervention des céréales(*) va
baisser de 15% en deux étapes
successives : 7,5% lors de la campagne
2000-2001 et 7,5% lors de la campagne
2001-2002.
De 76,20 F/q base juillet 1999, le prix
d'intervention des céréales passera à
70,4 F/q le 1er juillet 2000, puis à
64,5 F/q le 1er juillet 2001, soit deux
baisses successives de 5,86 F chacune (cf
tableau ci-dessous)
Simultanément, le montant des
compensations par quintal de rendement
de référence, aujourd'hui de 36,35
F/q, passera à 39 F le 1er juillet 2000
et à 41,61 F le 1er juillet 2001. Soit
deux augmentations successives d'environ
2,65 F, globalement inférieures de
moitié à la baisse du prix
d'intervention.
Evolution en francs
du prix d'intervention et des
compensations
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1998/99
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1999/00
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2000/01
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2001/02
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Prix
intervention des céréales,
base juillet (en F/q).
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76,2
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76,2
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70,4
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64,5
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-5,86
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-11,7
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-
7,70%
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-15,40%
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Indemnités
compensatoires des céréales
(en F/q.)
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36,35
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36,35
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39
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41,61
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Exemple
pour un département
avec un rendement de référence
de 59,7 q/ha (en F/ha)
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2170
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2170
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2328
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2484
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(*) prix payé aux
organismes stockeurs (coopératives, négociants)
par la Commission européenne, via
l'ONIC, lorsqu'ils ne trouvent pas
meilleur prix sur le marché.
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2)
Les majorations mensuelles du prix
d'intervention conservées
Les majorations
mensuelles du prix d'intervention, dites
" primes de stockage ", sont
maintenues au-delà de la récolte 2000.
Actuellement, chaque mois à partir de
novembre et jusqu'à mai, le prix
d'intervention est majoré de 65,6
centimes/q. Soit un total de majorations
de 5,25 F en mai. Sauf période
exceptionnelle, les organismes stockeurs
(coopératives, négociants) tiennent
compte des majorations mensuelles dans
les prix qu'ils payent aux producteurs.
La suppression des majorations
mensuelles, que proposait la Commission
européenne et qu'avaient acceptée les
Ministres de l'Agriculture, aurait entraîné
une baisse de prix supplémentaire de
5%.
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3)
Maintien des rendements de références
spécifiques pour le maïs
A l'inverse de ce que
proposait la Commission, les Ministres
de l'agriculture avaient maintenu les
surfaces de base et rendements de référence
spécifiques maïs là où ils existent.
Le sommet de Berlin a confirmé cette
position.
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4)
Des limites à la taxation des
exportations de céréales
La Commission ne
pourra plus appliquer de taxes à
l'exportation sur les céréales qu'en
cas d'extrême urgence, comme mesure de
sauvegarde.
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5)
Moins de protection du marché céréaliers
européen
L 'ampleur de la
baisse du prix d'intervention n'aura pas
seulement un impact direct sur le revenu
des producteurs, mais elle risque aussi
de provoquer une concurrence accrue sur
le marché européen entre céréales
des Quinze et céréales des autres pays
(" pays tiers ").
Les droits de douane appliqués aux
frontières des Quinze ne peuvent en
effet amener les céréales des pays
tiers à dépasser, à leur entrée en
Europe, 155% du prix d'intervention
augmenté des majorations mensuelles.
C'est le résultat des accords
commerciaux internationaux signés dans
le cadre du GATT à Marrakech en 1994.
Dans les conditions actuelles, 155% du
prix d'intervention représentent un
prix d'entrée dans l'Union Européenne
de 121,2 F/ quintal en début de
campagne pour les céréales des pays
tiers. Avec la réforme de la PAC décidée
le 26 mars à Berlin, ce sera 103 F.
Compte tenu des frais de transport, les
céréales produites en France auront
donc davantage de mal à arriver à prix
concurrentiel en Europe du Nord ou en
Italie du Sud par rapport à des
marchandises susceptibles de venir du
marché mondial par voie maritime.
A noter que la baisse
du prix d'intervention à 20% aurait
amené le prix d'entrée à 96,9 F. Par
ailleurs, la suppression des majorations
mensuelles aurait maintenu ce niveau
constant sur toute la campagne.
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B - Le volet
oléagineux
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Actuellement le
montant de base des compensations pour
les oléagineux est de 94,24 euros par
tonne de rendement de référence. En
France, il en résulte des compensations
de 3731 F/ha pour la zone 1 et de 3431
F/ha pour la zone 2. Ces montants
peuvent donner lieu à des corrections
spécifiques en fonction du niveau moyen
de prix de marché pendant la campagne
et en fonction aussi d'éventuels dépassements
du plafond de surface fixé dans
l'accord de Blair House.
A Berlin les Quinze ont confirmé à
Berlin l'alignement en trois campagnes
(2000/01 à 2002/03) des compensations
/tonne d'oléagineux sur les
compensations/tonne de céréales.
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A partir du 1er
juillet 2002, le montant de base des
compensations pour les oléagineux sera
donc de 63 euros/tonne. Si le découpage
français en deux zones devait persister
à cette date, les compensations de base
par hectare s'élèveraient à 2489F en
zone 1 et à 2295 F en zone 2.
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A partir du 1er
juillet 2000, il ne pourra plus y avoir
de modification des compensations aux
cultures oléagineuses en fonction du
niveau moyen de prix de marché. En conséquence,
il n'y aura plus de versement d'acomptes
sur ces compensations durant l'été.
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A partir du 1er
juillet 2002, il ne pourra plus y avoir
d'abaissement des compensations aux
cultures oléagineuses pour cause de
franchissement de plafond de surfaces.
L'accord de Blair House sera en effet
devenu caduque, puisqu'il n'existera
plus de supplément de compensation pour
les oléagineux par rapport aux céréales.
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Le Conseil des
Ministres a demandé à la Commission d'établir
un rapport dans les 2 ans de l'entrée
en vigueur du nouveau régime sur l'évolution
du marché des oléagineux, "
assorti (
) de propositions appropriées
si le potentiel de production devait se
détériorer sérieusement".
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La Commission a déclaré
que la production de tournesol et de
colza de printemps pourra bénéficier
de programmes agro-environnementaux
approuvés " pour autant qu'ils
aillent au-delà (
) des bonnes
pratiques agricoles habituelles ".
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C - Le volet
protéagineux
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A partir du 1er
juillet 2000, la compensation protéagineux
s'élèvera à 72,5 euros/tonne au lieu
de 63 pour les céréales. Le supplément
de compensation des protéagineux par
rapport aux céréales sera de 9,18
F/quintal de rendement de référence
(rendement identique à celui des céréales).
A partir du 1er juillet 2001, ce supplément
de compensation passera à 6,26F.
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D - En ce qui
concerne le plafonnement, la
dégressivité, la modulation
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Le sommet de Berlin
n'a pas retenu de mettre en uvre une dégressivité
des compensations. Par ailleurs, il
n'est plus question de plafonnement des
compensations au niveau européen.
Toutefois, les Quinze ont prévu deux
systèmes de modulation des
compensations à partir du 1er juillet
2000.
1) Le premier système de modulation
subordonnera le paiement des
compensations au respect d'exigences
environnementales.
Il devra obligatoirement être mis en
place dans toute l'Union Européenne. Il
reviendra à chaque Etat-membre de définir
les exigences environnementales qui
s'imposeront aux agriculteurs. Le non
respect de ces exigences pourra entraîner
une réduction, voire une suppression
des compensations. La Commission se réserve
un droit de regard sur la mise en uvre
de ce dispositif.
2) La deuxième système de modulation
permettra à chaque Etat de réduire
jusqu'à 20% le montant des
compensations d'une exploitation en
fonction de la main d'uvre qu'elle
emploie, de sa prospérité globale et
du montant " d'aides " qu'elle
devrait en principe recevoir. Les Etats
seront libres d'appliquer ou non cette
modulation.
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La situation de
l'exploitation en termes de main d'uvre
sera appréciée au regard d'un seuil d'
" unités de travail par an "
(travailleurs agricoles adultes à plein
temps employés tout au long d'une année)
que définira chaque Etat intéressé.
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La prospérité
globale de l'exploitation sera mesurée
en termes de marge brute standard et
appréciée par rapport à un seuil défini
par chaque Etat-membre intéressé.
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Il n'a pas été précisé
pour le moment comment sera mise en uvre
la modulation des compensations d'une
exploitation en fonction du montant
" d'aides " qu'elle devrait en
principe recevoir.
Les sommes retirées aux agriculteurs
dans le cadre des deux systèmes seront
conservées par les Etats-membres pour
financer :
-
des mesures
agri-environnementales,
-
de la préretraite,
-
du boisement,
-
des actions
en faveur des régions défavorisées
et des zones sensibles, la
France souhaitera sans doute
utiliser ces mesures pour le
financement des CTE inscrit dans
la loi d'orientation agricole.
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E - Le taux de base
de la jachère à 10 %
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Le taux de base de la
jachère obligatoire est de 10% pour
l'ensemble de la période 2000-2006 (et
non plus 10% pour les deux premières
campagnes, puis 0% ensuite, comme cela
avait été convenu par les Ministres de
l'Agriculture le 11 mars).
Le taux de base est le taux qui
s'applique réglementairement si les
Ministres ne fixent pas un autre taux
lors de leur discussion annuelle sur la
jachère obligatoire. Il est
actuellement de 17,5%.
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[AGPB - 14 avril 1999]
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