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Economie céréalière
Pour une reconnaissance des actions interprofessionnelles des céréaliers et de leurs partenaires |
Observations : Ce document constitue
la fiche 7 du dossier "Permettre à notre céréaliculture
de jouer ses atouts", élaboré par l'AGPB à l'intention
des partis politiques et candidats aux élections de 2002. Vous
pouvez accéder à l'ensemble du dossier en cliquant
ICI.
Les producteurs, les organismes de collecte des
grains -coopératives, négociants- et la première
transformation des céréales (meunerie, semoulerie,
fabrication d'aliments du bétail, malterie,
amidonnerie, maïserie) ont voulu se donner de
nouveaux cadres d'action pour répondre aux besoins
de marchés qui se segmentent et expriment des
exigences en termes de qualité et de traçabilité.
C'est ainsi qu'ont été entreprises à partir de
1995, financées sur taxes parafiscales et décidées
par deux Comités d'orientation à caractère
interprofessionnel, des actions de promotion des céréales
françaises sur pays tiers, d'une part, et, d'autre
part, des actions de promotion des produits
alimentaires à base de céréales auprès des
consommateurs français.
Toutefois, la taxe parafiscale dédiée au
financement de ces actions a été supprimée, cette
suppression procédant de la même philosophie que
celle qui a abouti à la suppression générale des
taxes parafiscales par la loi organique du 1er août
2001.
De ce fait, les différentes familles
professionnelles ont souhaité, avec l'AGPB et l'AGPM,
poursuivre leurs actions dans le cadre d'une
interprofession reconnue, cette reconnaissance
devant leur permettre le prélèvement d'une "
cotisation volontaire obligatoire " (CVO) ,
selon l'expression consacrée. Elles ont donc décidé
de créer une association dénommée " Intercéréales
", où se trouve représentée l'ensemble de la
filière, et en ont demandé la reconnaissance au
ministère de l'Agriculture.
Clarifier le statut des
interprofessions reconnues
La reconnaissance d'Intercéréales par les
Pouvoirs publics est malheureusement suspendue en
raison d'une approximation d'écriture de la loi
d'orientation agricole du 9 juillet 1999. En son
article 2, celle-ci prévoit que les syndicats
d'exploitants agricoles à vocation générale représentatifs
(FNSEA, Confédération paysanne, etc.) ont vocation
à être représentés dans les organismes de toute
nature investis de missions de service public ou
assurant la gestion de fonds publics ou assimilés,
cette disposition n'étant pas applicable toutefois
"aux interprofessions reconnues, établissements
et organismes intervenant dan le secteur des
produits à appellation d'origine".
Les interprétations de cette rédaction sont
divergentes. Pour certains, ne seraient dispensées
de la présence en leur sein des organisations
syndicales à vocation générale représentatives
que les interprofessions reconnues opérant dans le
secteur des produits à appellation d'origine.
Pour d'autres, en particulier le Comité de Liaison
des Interprofessions de l'Agro-Alimentaire (CLIAA),
toute interprofession reconnue serait dispensée de
pareille présence. Le CLIAA fait valoir, au côté
de l'AGPB, que des interprofessions, par natures
sectorielles, ne peuvent être constituées et animées
que par des acteurs appartenant à la filière dont
elles émanent, comme cela a toujours été le cas
dans les interprofessions déjà reconnues.
Les producteurs de céréales et leurs partenaires
d'Intercéréales demandent donc la modification en
ce sens du texte de l'article 2 de la loi
d'orientation agricole du 9 juillet 1999. Cette
modification permettra de poursuivre les actions
interprofessionnelles de promotion des céréales,
de donner une certaine autorité aux accords
interprofessionnels conclu au sein d'Intercéréales
et, éventuellement, d'envisager un autre mode de
financement de l'Institut Technique des Céréales
et des Fourrages, privé de taxes parafiscales à
partir de 2004 en application de la loi organique du
1er août 2001.
[AGPB - 18 mars 2002]
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