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Economie céréalière
Pour un développement
rapide et durable de l'approvisionnement
en céréales biologiques nationales |
L'analyse de la situation
actuelle des approvisionnements du marché en céréales
biologiques est préoccupante.
Elle met en évidence la demande croissante en céréales
panifiables autant qu'en céréales fourragères.
Les estimations qui peuvent être réalisées au
titre de la consommation 2000 suggèrent un niveau
minimal de 250 000 t, contre 155 000 t en 1998. La
part de l'auto-approvisionnement passerait alors de
50% en 1998 à 25% environ.
L'ensemble des instances professionnelles
participant à la mise en œuvre de
l'approvisionnement du marché en produits céréaliers
biologiques s'accorde pour faire de l'augmentation
de la part de céréales nationale une priorité.
Pour répondre à cette préoccupation, les travaux
entrepris par l'Institut Technique des Céréales et
des Fourrages sur les cultures biologiques vont
participés à créer les références techniques nécessaires
pour accélérer le développement de la production
dans les zones les plus favorables (régions excédentaires
en grains conventionnels à implantations
d'agriculture biologique pré-existantes).
Des problèmes tels que la maîtrise du désherbage
ou de la fertilisation azotée en rapport avec les
exigences de la panification y seront à examiner
prioritairement. Encore faut-il sur ce dernier point
ne pas se livrer à une surenchère visant à
limiter de façon excessive l'accès aux sources
d'azote organique disponibles comme le propose le
projet de retranscription en droit français de la
réglementation européenne sur les productions
animales biologiques.
Activer le chantier technique est nécessaire. Ce
n'est pas tout. Encore faut-il lever un des freins
économiques le plus souvent avancé par les milieux
de la production: l'insuffisance de la durée de
l'accompagnement financier de la conversion (2 ans
contre une durée réelle de la conversion de 5 à 7
ans). Exception faite du Royaume-Uni et de la
France, tous les autres pays européens pratiquent
un financement quinquennal.
Les professionnels du secteur céréalier
conventionnel sont en mesure d'apporter leur
concours à cette tâche toujours délicate qu'est
la reconquête d'un marché occupé par des
importations installées, encore faut-il que
l'administration, sur les choix qui sont de son
ressort, accepte de les entendre.
[AGPB - 5 avril 2000]
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