Note de présentation générale
 
Ateliers et conférences





CONFERENCE DE PRESSE
Présentation du Sommet du Végétal, congrès commun AGPB/AGPM/FOP



 Présentation générale

1) Le Sommet du Végétal, premier Congrès commun de l'AGPB, de l'AGPM et de la FOP, se tiendra les 13, 14 et 15 juin.

Pour la première fois, cette Union apparaîtra devant tous les membres des filières que concerne son action : producteurs bien sûr, en premier lieu ; partenaires d'amont -de la recherche à l'agrofourniture- et d'aval, de la collecte à tous les types d'utilisation finale.

2) Au Sommet du Végétal sera présentée, au travers du rapport d'orientation de l'Union, sa charte fondatrice, c'est-à-dire, à partir des constats qu'elle fait, le projet qu'elle veut se donner.

3) Les constats sont de deux ordres.

a) Ils portent sur les besoins fondamentaux des exploitations productrices de grains pour aborder au mieux leurs marchés.

Ces marchés sont vastes, instables et très souvent faussés. Les exploitations ont besoin qu'existent des moyens de les aborder de manière organisée, moyens de nature publique et de nature professionnelle.

Ces marchés exigent que les exploitations améliorent régulièrement leur compétitivité. Elles doivent donc être en mesure de rester aux avant-postes de l'innovation. Il est par conséquent nécessaire que leurs fournisseurs - les agro-fournisseurs - puissent exprimer leur créativité.

Le développement d'entreprises d'aval hautement performantes est également indispensable aux exploitations productrices de grains. Cela ne peut se concevoir dans un contexte où la production régresserait. Le tonnage traité est l'un des éléments-clefs de la compétitivité de l'aval : seule la quantité permet d'amortir les coûts des infrastructures existantes et de faire apparaître des économies d'échelle.

Enfin, pour bien aborder les marchés, nos exploitations ont besoin de coller aux attentes des utilisateurs de grains, voire de les précéder. Sur ce plan, les prix ne constituent pas toujours des indicateurs suffisants. La concertation entre les différents stades des filières et l'action interprofessionnelle sont par conséquent essentielles.

b) Le second ordre de constats que nous faisons concerne le panorama qui s'offre à nos exploitations.

Ce panorama est contrasté.

b.1) D'un côté, nos exploitations se trouvent exposées à des mouvements de fonds -d'ordre politique, d'ordre budgétaire, d'ordre sociétal- susceptibles de générer des contraintes dangereusement pénalisantes.

Notre secteur n'est pas à l'abri d'un accord déséquilibré à l'OMC. En céréales, une suppression des restitutions sans un vrai parallélisme et un abaissement des droits de douane tel que le propose les pays du G 20 risquerait de faire imploser l'intervention et d'affecter fortement la production. Et toutes les productions de grains européennes seraient perdantes à l'affaissement des droits de douane sur les produits animaux que souhaitent nos concurrents. Enfin, renoncer à mettre en place un dispositif efficace pour prendre en compte les fluctuations monétaires ne pourrait qu'aggraver les situations ainsi créées.

Les producteurs de céréales et d'oléoprotéagineux sont également très inquiets des mesures prises quant au financement de la PAC lors de l'adoption des Perspectives Financières 2007-2013 (financement des adhésions de la Bulgarie et de la Roumanie; possibilité de modulation supplémentaire jusqu'à 20%).

Il n'est pas besoin non plus d'évoquer longuement les difficultés et incertitudes où nous mettent certaines décisions et attitudes défavorables ou dilatoires de nos Pouvoirs publics en matière de produits phytosanitaires et de semences.

b2) A côté de cette zone d'ombre, notre panorama comprend une zone plus éclairée, celle de nos débouchés. C'est vrai en ce qui concerne l'évolution de la demande alimentaire. Ce l'est particulièrement pour les perspectives de remplacement des matières premières minérales par des matières premières végétales. Là, nous entrons enfin dans du fortement concret.

La France dispose d'atouts indéniables pour tirer parti de ces perspectives : la richesse de son contexte pédoclimatique, la force de sa recherche dans le secteur agricole, le haut niveau de réponse de son milieu naturel à l'introduction de nouvelles technologies, l'aptitude de nos filières céréalières et oléoprotéagineuses à relever des défis.

4) Ayant procédé à ces constats, nous faisons le projet de positionner l'ensemble des filières grains de manière offensive sur les marchés européens et mondiaux, en particulier grâce à un secteur de production agricole moderne et performant qui assure le revenu des producteurs.

a) Cela signifie tout d'abord à nos yeux que les réponses aux attentes sociétales exigées de notre secteur doivent être conçues sous un angle dynamique et non au détriment de la production.

A ce titre, des programmes ou mesures tels que le lancement du Plan Végétal et la mesure rotationnelle sont exemplaires. Idem de la décision de principe de développer le stockage d'eaux pluviales pour faciliter l'irrigation.

Pour que ces programmes et mesures avaient une véritable valeur, il faut cependant que les budgets suivent. Au regard de ce que représentent les cultures arables sur notre territoire, au regard des dépenses du second pilier de la PAC pour d'autres secteurs de production, au regard des sommes acquittées par les scopeurs au titre de la modulation, la logique voudrait que ces budgets soient décuplés.

Dans ce même souci de compatibilité entre préservation de la production et réponses aux attentes sociétales, nous réitérons notre refus d'une amputation de 20% des paiements directs par une modulation optionnelle. Ce serait générateur de distorsions de concurrence et totalement déstructurant.

Plus globalement, nous sommes persuadés que sur tous ces sujets, il faut prendre garde de préserver l'avenir dans toutes ses composantes. Or, dans l'avenir, sous l'empire de la nécessité, la société pourrait bien redevenir plus consciente de l'utilité stratégique de la production de grains.

b) Au-delà de ces considérations sur le traitement des attentes sociétales, notre projet met en exergue la nécessité de renforcer la capacité compétitive de nos exploitations et de nos filières.

Nous voulons qu'elles puissent accéder à tout progrès technologique, qu'il s'agisse de génétique aussi bien que de techniques de production, comme l'agriculture de précision, par exemple. La recherche génétique doit pouvoir exploiter les ressources des biotechnologies, dès lors qu'elle respecte les règles qui lui sont fixées. Dès lors qu'ils respectent également le cadre qui leur est imparti, les agriculteurs français et européens doivent pouvoir cultiver les plantes génétiquement modifiées autorisées.

L'accès des exploitants aux nouvelles techniques de production dépend beaucoup de nos instituts et centres techniques. Assumer notre projet exige donc de défendre le financement de ces outils.

Par ailleurs, pour être économiquement efficace, l'utilisation des nouvelles techniques de production suppose une évolution des structures de production, laquelle est également voulue par d'autres facteurs, telle la nécessité de comprimer les charges de mécanisation. L'AGPB, l'AGPM et la FOP ont déjà beaucoup œuvré en ce sens en travaillant à la reconnaissance par la loi des assolements en commun. Ce travail se poursuit. Parallèlement, il faut s'interroger sur l'opportunité d'un plan d'adaptation et de restructuration qui permettrait de faciliter la transmission d'exploitations en offrant aux cédants de quitter dignement leur métier.

Enfin, l'exigence de compétitivité de nos exploitations nous impose d'obtenir de nouvelles avancées sur les charges sociales et fiscales. Le traitement fiscal des aléas, en particulier, n'a pas été suffisamment réformé dans le cadre de la loi d'orientation. De manière plus générale, qu'elles soient fiscales ou assurantielles, les méthodes de gestion des aléas proposées aujourd'hui aux exploitants doivent évoluer.

c) Mettre en œuvre tous ces facteurs de compétitivité sur nos exploitations et travailler interprofessionnellement pour répondre de la manière la mieux adaptée à la demande, ce sont des conditions sine qua non de conquête des marchés.

Cette conquête exige aussi une politique d'investissements ambitieux dans les filières, en particulier, à court terme, dans celle des biocarburants. La conquête du marché européen des biocarburants -marché en plein essor, sûr et solvable- est un enjeu fondamental. Avec les organismes de collecte de grains et avec nos outils financiers, nous avons là un rôle décisif à jouer.

Simultanément, notre objectif de conquête du marché des biocarburants, a un autre sens. Il s'agit de contribuer, non seulement à une amélioration de l'environnement, mais aussi à une plus grande indépendance énergétique de l'Europe. Cela exclut que les accords de l'OMC ou des accords bilatéraux privilégient l'importation de biocarburants de pays-tiers ou l'importation de matière première pour la transformer en biocarburants.

Nous retrouvons là la problématique des négociations commerciales internationales. Qu'il s'agisse des biocarburants ou de tout autre produit, notre ambition sur les marchés ne peut évidemment s'accommoder d'un accord déséquilibré et ignorant en outre les fluctuations de taux de changes entre l'euro et le dollar.

En résumé et en conclusion, dans le contexte de changement de politiques agricoles et d'ouverture de perspectives que nous connaissons, l'Union se donne pour mission de travailler à la concrétisation d'opportunités tout en repoussant l'inacceptable. Elle veut que le plus grand nombre d'exploitants puisse trouver des solutions et des voies nouvelles le plus en amont possible des réorientations de la politique agricole.

Le projet qui vient d'être exposé s'appuie sur des analyses et exercices prospectifs qui seront largement présentés lors du Sommet du Végétal dans le cadre d'ateliers et conférences.


                                                      


 Programme des ateliers et conférences

Atelier " Biochimie, bioénergie : l'atout céréalier "
13/06/06, 14h00 - 15h30

Objectif : Mesurer le potentiel de valorisation non alimentaire des céréales (via amidonnerie, chimie végétale, bioéthanol, production d'énergie) et ses retombées économiques

Président : Jean-François LOISEAU,
Coordonnateur : Claude LACADEE

Interventions :
* Vidéo introductive - interview de Mme ALAZARD, IFP
* Chimie verte issue de l'amidon des céréales (Rupp DAHLEM, Roquette)
* Valorisation des coproduits ligno-cellulosiques (M. LE HENAFF, ARD)
* Le bioéthanol en France : état des lieux (Alain D'ANSELME, SNPAA)
* Production d'énergie à partir de biomasse (F.STOLTZ, FRCA de Picardie)
* La politique de l'U.E. en biomasse (Mme LEMASSON, Commission européenne - DG AGRI)


Atelier " Le Diester : l'énergie verte au cœur de la société "
13/06/06, 14h00 - 15h30

Objectif : Mettre en évidence le contenu et les perspectives de la politique de la filière Diester et ses conditions de réussite : caution technique, développement et promotion de la notoriété

Président : Pierre CUYPERS,
Coordonnateur : Georges VERMEERSCH

Interventions :
* La politique de la filière diester :
- évolution de la production de Diester depuis 1993 (Pierre CUYPERS, FOP)
- un développement ambitieux en réponse aux appels d'offre
(Philippe TILLOUS-BORDE, Diester-Industrie)
- la question des surfaces agricoles mobilisables (André POUZET, CETIOM)
- l'engagement des organismes collecteurs (C. ROUSSEAU, FFCAT)
- l'utilisation du Diester (G. PETTON, PROLEA)


* La caution technique, condition essentielle d'une utilisation " de masse " du biocarburant
- nécessité de la diversification des sources de production du Diester
(Georges VERMEERSCH, SOFIPROTEOL)
- le passage du Diester à 10 % dans la norme EN 590 ; les autres origines de production du Diester (EEHV, EMHA) (Xavier MONTAGNE, IFP)
- les huiles végétales brutes (Pierre GUISCAFRE, FNCUMA)
- le positionnement du secteur pétrolier (Jacques BLONDY, TOTAL)
- le positionnement des constructeurs automobiles ( Gérard BELOT, PSA)

Atelier " Semence, vecteur d'innovation et source de richesse "
13/06/06, 14h00 - 15h30

Objectif : Faire découvrir les grandes étapes de la création d'une semence, faire appréhender et ses enjeux pour les filières, et montrer les contributions de la semence -actuelles et à venir- à l'évolution des revenus des producteurs (adaptation des modes de production aux maladies, à la sécheresse, aux exigences réglementaires etc. ; réponses aux exigences des marchés et aux demandes de la société …)

Président : Jacques DOUSSET
Coordonnateur : Pascal COQUIN

Interventions :
* Vidéo introductive de témoignages d'agriculteurs sur leur vision des semences,
* Présentation de la genèse d'une semence (Jean-Christophe GOUACHE, LIMAGRAIN)
* La semence au service du revenu de l'agriculteur
(Jean-Paul RENOUX, ARVALIS-Institut du Végétal)
* La semence au service des marchés (François PIGNOLET, EPIS Centre)
* La semence au service de la société dans son ensemble (Xavier PINOCHET, CETIOM)

Séance Les défis du futur : " Les sciences de la vie au service de la compétitivité "
14/06/06, 9h00 - 10h30,

Objectif : Montrer que les innovations dans le domaine des biotechnologies ainsi que dans le pilotage des cultures constituent un enjeu majeur pour le revenu des producteurs et pour les filières.

Président : Pierre PAGESSE
Coordonnateur : Gilles THEVENET

Interventions :
* Livre Blanc " Des plantes pour le futur" (Laurent BOCHEREAU, Commission européenne-
DG Recherche)
* Présentation de trois exemples d'application: "Les biotechnologies, accélérateur du progrès "
( Laurent GUERREIRO, ARVALIS - Institut du végétal; Xavier PINOCHET, CETIOM ;
Xavier FOUEILLASSAR, ARVALIS-Institut du végétal)
* Témoignage d'un producteur de maïs Bt (Claude MENARA)
* Témoignage d'un agriculteur utilisateur des NTIC, via Midi-LIS (Benoît COLLARD)
* Témoignage d'un agriculteur utilisateur de la télédétection, via Farmstar (Laurent SCART)


Séance Les défis du futur " Nutrition animale : premier client des grandes cultures "
14/06/06, 11h00 - 12h30,

Objectif : se projeter dans le futur proche en regardant comment la relation client/fournisseur entre producteurs de grains et filières animales devrait se renforcer avec l'augmentation des volumes de co-produits des biocarburants sur le marché des matières premières pour l'alimentation animale.


Président : Gérard DEBAENE
Coordonnateur : François GATEL

Interventions :
* Les productions animales en France et en Europe depuis 30 ans et face aux défis des années à venir (Jean-Pierre TILLON, IN VIVO)
* L'utilisation des différentes matières premières en alimentation animale (Arnaud BOUXIN, FEFAC)
* Témoignage d'un acheteur de matières premières (Vincent LEMOINE, SANDERS)
* Le développement des biocarburants et de leurs co-produits (Frédéric PRESSENDA, CEREOPA)
* Quelle stratégie pour les opérateurs français fournisseurs de co-produits ? (Alain BRINON, SAIPOL et Philippe MONCEAUX, TEREOS)

Séance Les défis du futur : " Quelle exploitation en grandes cultures demain "
14/06/06, 14h30 - 17h00

Objectif : comprendre comment les exploitations de grandes cultures ont évolué en France à la suite des réformes de la P.A.C., de l'élargissement de l'U.E. et de la libéralisation des marchés ; examiner quels seront leurs besoins futurs en termes de financement, de surfaces, de mécanisation, d'utilisation des technologies, d'organisation générale, de relations avec les organismes de collecte/approvisionnement, de comportement face à la réglementation environnementale, de gestion de l' information)

Président : Joël COTTART
Responsable administratif : Patrice AUGUSTE

- Interventions :
* Analyse de l'évolution des exploitations de grandes cultures (Martine JULLIEN, UNIGRAINS))
* Statut et financement de l'exploitation de grandes cultures dans le futur ?
(Roger COURTINAT,Crédit Agricole Mutuel Centre Loire)
* Financement du machinisme agricole (M. SCHITEQUATTE, Pdt de DEUTZ-FAHR)
* Gestion du parcellaire (Dominique CHAMBRETTE, Pdt Chambre d'Agriculture de la Côte d'Or)
* Problématique environnementale (Jack MASSE, ARVALIS-Institut du végétal)

Séance " Demande mondiale et conjoncture européenne : les producteurs relèvent le défi "
15/06/06, 9h00 - 11h00

Objectif : sous forme de table ronde, faire le point sur les opportunités offertes par les marchés mondiaux, donner un éclairage sur la concurrence internationale, montrer les atouts de compétitivité des producteurs français et souligner la nécessité du maintien d'une politique agricole et d'une protection aux frontières pour compenser les contraintes qui pèsent sur la production (environnement, coût du travail, change)...

Président : Jean-Jacques VORIMORE
Coordonnateur : Philippe DUSSER

Interventions :
* Perspectives des marchés mondiaux (Michel GRIFFON, CIRAD)
* Positionnement des principaux compétiteurs de l'Union Européenne face à ces perspectives
(Charles HANRAHAN, Centre de recherche du Congrès des Etats-Unis;
Marcos JANK, ICONE, Brésil )
* Positions et perspectives des grandes cultures françaises, leurs attentes vis à vis de la PAC
(Jean-Jacques VORIMORE, Union AGPB/AGPM/FOP)
* Vision de la Commission européenne sur les évolutions de l'agriculture à 10-15 ans
(Bruno BUFFARIA, Commission européenne, DG AGRI)
* Regard et point de vue d'une personnalité extérieure au monde agricole sur l'agriculture de demain, sa place dans la société et dans l'économie (Luc FERRY, philosophe et ancien ministre)
* Echanges des présidents de l'AGPB, de l'AGPM et de la FOP avec les intervenants


                                             
  
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