Dépêches de presse
Tous les matins en semaine, l'AGPB met en ligne des dépêches d'AGRA Presse qui vous intéressent. Durant la période estivale, toutefois, ces mises en ligne sont liées au rythme de l'actualité.

Dernières dépêches :

OGM : la Commission européenne temporise de nouveau
 09/05/2008
UE : plus de 80% des exploitants reçoivent moins de 5000 euros d’aides
 09/05/2008
Birmanie : le désastre humanitaire pourrait aggraver insécurité alimentaire dans la région
 07/05/2008
Céréales : le Brésil peut augmenter sa production de 5 % à 6 % par an
 07/05/2008
La France plaide pour un forum mondial sur l'alimentation
 06/05/2008
Les céréaliers craignent «l’opacité de la gestion de la Commission européenne»
 06/05/2008
OGM : La France a un « devoir de recherche » selon Valérie Pécresse
 05/05/2008
Biocarburants : le Ghana veut en produire pour l’exportation, le Nigeria pour son marché intérieur
 05/05/2008
Nicolas Sarkozy veut « limiter les divers freins à la production agricole »
 02/05/2008
Grands Moulins de Strasbourg : Michel Soufflet quitte le conseil d’administration
 02/05/2008
Protéagineux : pour la filière c’est le moment ou jamais de relancer la production
 30/04/2008
OCDE : « assurer la durabilité de la production des biocarburants »
 30/04/2008
Économie : le projet de loi de modernisation de l’économie présenté en conseil des ministres
 29/04/2008
Le gouvernement pour la priorité à l’alimentation et aux biocarburants de 2e génération
 28/04/2008
Céréales : le CIC toujours aussi optimiste pour la récolte 2008
 28/04/2008
Environnement : la loi Grenelle 1 serait présentée cette semaine
 28/04/2008
OGM : la Commission européenne temporise de nouveau - 09/05/2008Haut de page
 


La Commission européenne a encore reporté le 7 mai toute décision sur l'autorisation de quatre OGM (trois variétés de maïs MON863 et la pomme de terre « Amflora » de BASF) en demandant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de réexaminer ses avis jusqu'ici favorables. « La Commission va demander à l'EFSA d'analyser plus avant les éléments scientifiques sur l'effet de ces OGM sur l'environnement et la santé humaine », a indiqué Johannes Laitenberger, porte-parole du collège européen Elle « prendra ces décisions si et lorsque l'EFSA confirmera la sécurité de ces produits », a-t-il ajouté, affirmant néanmoins que Bruxelles « confirme sa confiance dans la haute qualité de l'avis scientifique fourni » par l'agence basée à Parme. Par ailleurs, la Commission a adopté le même jour une décision enjoignant l’Autriche de lever la clause de sauvegarde qu’elle applique à l’importation et à la transformation de deux maïs transgéniques, le Zea Mays L. line MON 810 et le Zea Mays Line T 25. Cette décision n’affecte pas, en revanche, la clause de sauvegarde imposée pour la culture de ces variétés.

 

UE : plus de 80% des exploitants reçoivent moins de 5000 euros d’aides - 09/05/2008Haut de page
 


Plus de 82 % des agriculteurs de l’Union européenne (UE) pouvant prétendre à l’aide directe de la PAC reçoivent à ce titre moins de 5 000 euros par an, et 0,3 % perçoivent plus de 100 000 euros, selon les derniers chiffres détaillés dont dispose les services européens (sans la Bulgarie et la Roumanie). Ces données, qui portent sur l’année 2006, confirment aussi que près de 18 % d’entre eux absorbent 84,5 % des crédits destinés à ces paiements. Sur un total de 33,1 milliards d’euros de paiements directs délivrés par Bruxelles en 2006, la France en a reçu environ 7,6 milliards pour 426 700 exploitants, dont 34% à moins de 5 000 euros et 0,84% à plus de 100 000 euros (0,01% à plus de 300 000 euros). Au sein des États membres, la France reçoit l’enveloppe financière la plus importante, devant l’Allemagne (5,05 milliards), l’Espagne (4,4), le Royaume-Uni (3,5), l’Italie (3,4) et la Grèce (1,6).
 

Birmanie : le désastre humanitaire pourrait aggraver insécurité alimentaire dans la région - 07/05/2008Haut de page
 


Le cyclone meurtrier et les inondations qui ont frappé les rizières en Birmanie pourraient entraîner sur le long terme une insécurité alimentaire non seulement pour la Birmanie mais aussi pour d’autres pays pauvres, a mis en garde un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Paul Risley. Selon lui, toute interruption ou perturbation dans l’offre de riz pourrait être désastreuse. « Cette année, alors que d’autres pays d’Asie du Sud-Est ont imposé des interdictions d’exportation ou réduit leurs exportations de riz, la Birmanie a commencé à exporter vers le Sri Lanka et le Bangladesh », explique-t-il. Le Sri Lanka, comme le Bangladesh, où une partie de la production rizicole avait elle-même été détruite par un cyclone en novembre, ne produiront eux-mêmes pas assez de riz en 2008 pour subvenir à leurs besoins. Les deux pays, qui ont vu les prix du riz respectivement grimper de 55 % et doubler en un an, s’étaient tournés vers la Birmanie, l’un des pays les plus pauvres et isolés du monde, pour résoudre leur problème de pénurie. Avant que le cyclone ne s’abatte sur le pays, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estimait que la Birmanie pourrait exporter jusqu’à 500 000 tonnes de riz cette année.
 

Céréales : le Brésil peut augmenter sa production de 5 % à 6 % par an - 07/05/2008Haut de page
 


Le ministre brésilien de l’Agriculture, Reinhold Stephanes, a déclaré le 5 mai que le Brésil pouvait maintenir un rythme de croissance de 5 % à 6 % de sa production annuelle de céréales pour les dix prochaines années. « Mais aller au-delà (de cette croissance) c’est très difficile », a-t-il précisé ajoutant que « si nous arrivons à une croissance de 5 à 6 % en moyenne au cours des dix prochaines années, ce sera une croissance extraordinaire ». La récolte brésilienne de céréales s’est élevée à 132,9 millions de tonnes en 2007, soit une hausse de 13,7 % par rapport à 2006 (117 M tonnes). Cette année, elle devrait enregistrer une hausse de seulement 2,7 %, selon les premières estimations officielles.
 

La France plaide pour un forum mondial sur l'alimentation - 06/05/2008Haut de page
 


Le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, a plaidé le 5 mai à Barcelone pour la création d'un "forum mondial" face aux défis de la crise de l'alimentation et de l'agriculture. "Les émeutes de la faim, et un jour on le sait, les émeutes de l'eau, deviennent des sujets de sécurité" qui "ne se résument pas" aux discussions en cours à l'OMC, a-t-il souligné. Le ministre français a jugé nécessaire de conjuguer les efforts menés séparément par les pays, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l'OMC ou l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO). Michel Barnier plaide pour une réflexion sur la mise en place de "politiques régionales agricoles" permettant à certains pays de "construire ou reconstruire une agriculture vivrière", ainsi que sur le "partage des terres entre leur usage à des fins alimentaires et l'usage énergétique".
 

Les céréaliers craignent «l’opacité de la gestion de la Commission européenne» - 06/05/2008Haut de page
 


Dans un communiqué diffusé le 2 mai, Intercéréales (la filière réunissant les céréaliers, coopératives et industriels de transformation) affirme craindre «l’opacité totale du comportement de la Commission comme opérateur sur le marché» en cas de disparition de l’intervention remplacée par un système d’adjudication. Telle est en effet la proposition de la Commission européenne pour remplacer l’intervention sur le blé. Selon l’interprofession, « le marché ne sera plus transparent pour les opérateurs et les utilisateurs : aucune visibilité sur un prix minimum ; comportement d’achat de la Commission imprévisible ; distorsions de marchés aléatoires entre régions ; opacité et imprévisibilité du système des droits à l’importation.» Intercéréales se prononce donc pour le maintien dans son intégralité du système d’intervention pour le blé.
 

OGM : La France a un « devoir de recherche » selon Valérie Pécresse - 05/05/2008Haut de page
 


La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a estimé, dans un entretien accordé au quotidien Libération le 2 mai, que la France avait « un devoir de recherche sur les OGM ». « Nous avons un devoir de recherche et mon objectif principal est de permettre son redémarrage », a-t-elle précisé, ajoutant que la France a mis « 45 millions d’euros en trois ans sur ce thème, en coopération avec l’Allemagne ». Selon elle, « les besoins alimentaires mondiaux nécessitent des progrès de production auxquels des plantes transgéniques peuvent participer ». Elle s’est dite, par ailleurs, prête « à faire avancer le dossier sur le statut du lanceur d’alerte, […] pour assurer aux scientifiques qui ont acquis des connaissances conduisant à s’inquiéter de tel ou tel OGM, que leur prise de parole publique ne sera pas utilisée contre eux ». Pour elle, il s’agit de « les protéger […] de toute pression ou mise au placard ».
 

Biocarburants : le Ghana veut en produire pour l’exportation, le Nigeria pour son marché intérieur - 05/05/2008Haut de page
 


Une compagnie ghanéenne vient d’annoncer qu’elle allait produire de l’éthanol à base de canne à sucre à grande échelle à partir de 2010. La Northern Sugar Resources Ltd compte planter 30 000 hectares de canne à sucre sur des terres vierges au centre du pays pour alimenter une usine qui doit être construite par une entreprise brésilienne, Constran S.A. « L’objectif est de produire à mi-capacité vers la mi-2010, soit 75 000 mètres cubes par an », a précisé à l’Agence France Presse Roger Walters, le directeur technique de Northern Sugar. « C’est une bonne nouvelle pour le Ghana, même si cet éthanol futur est destiné à l’exportation (vers la Suède), car cela va créer des emplois », a commenté le vice-ministre de l’information, Frank Agyekum. Le projet ghanéen se monte à environ 306 millions de dollars (197 million d’euros), indique Fabio Pavan, responsable du développement à Constran S.A. De ce montant, 260 millions de dollars proviendront d’un prêt consenti à Northern Sugar par la banque d’État brésilienne de développement BNDES, précise-t-il. « Il y a, explique Anders Fredriksson, directeur de l’entreprise Suédoise (Sekab) qui importera l’éthanol, d’énormes espaces non utilisés en Afrique. Produire de l’éthanol va rapporter de l’argent qui pourra être utilisé pour l’agriculture, pour acheter de la nourriture, pour payer des frais de scolarité ». Par ailleurs, un projet de production de biocarburant à base de sorgho est aussi en préparation au Nigeria. Deux Français sont à l’origine du projet. Il permettrait de produire 240 000 litres/jour sur 10 000 hectares, destinés à la consommation intérieure.
 

Nicolas Sarkozy veut « limiter les divers freins à la production agricole » - 02/05/2008Haut de page
 


« Supprimons les divers freins à la production, concentrons les efforts publics sur les secteurs (agricoles : ndlr) exportateurs», a souligné Nicolas Sarkozy, le 30 avril, interpellé sur les prix agricoles par Marc Spielrein, président-directeur général de la Semmaris, société d'exploitation du marché de Rungis. « Au-delà du doublement de notre aide alimentaire internationale, c'est du succès de notre agriculture, et plus largement de l'augmentation de la production mondiale, que viendra la solution » à la flambée des prix agricoles, a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a jugé que « tout doit être fait pour aider les pays qui souffrent aujourd'hui de la flambée des prix de certaines denrées ».
 

Grands Moulins de Strasbourg : Michel Soufflet quitte le conseil d’administration - 02/05/2008Haut de page
 


Michel Soufflet, président du conseil de surveillance des établissements Soufflet, numéro un français du négoce des grains, a donné sa démission du conseil d’administration des Grands Moulins de Strasbourg, désapprouvant le choix du troisième meunier français de faire entrer à son capital le groupe Bakri (immobilier au Liban, agroalimentaire en Afrique). Opposé à l’«opacité» du projet d’entrée du nouvel actionnaire, il ne veut pas cautionner des choix qu’il considère comme «contraires aux intérêts de l’entreprise elle-même, contraires aux intérêts des salariés et de l’encadrement, et contraires aux intérêts des actionnaires minoritaires».
 

Protéagineux : pour la filière c’est le moment ou jamais de relancer la production - 30/04/2008Haut de page
 


L’Unip, interprofession des protéagineux, a organisé le 29 avril à Chartres une journée de réflexion sur les moyens de relancer la production insuffisante. La filière compte, d’ici le 20 mai, présenter au ministre de l’Agriculture les propositions prêtes pour la présidence française de l’UE, a déclaré Pierre Cuypers, président de l’Unip. « Si l’on ne maintient pas l’aide spécifique de 55,57 euros/ha aux cultures protéagineuses, la production européenne sera morte en 2010 » a-t-il souligné. Le problème du marché des protéagineux est que la production n’est plus suffisante pour attirer des utilisateurs réguliers notamment en aliments du bétail. C’est ainsi que l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas l’Italie et l’Allemagne importent chaque année près de 1,5 million de tonnes de pois et plus de 200 000 tonnes de féveroles principalement du Canada, pays qui avec les États-Unis a décidé d’investir des marchés asiatiques… et européens.
 

OCDE : « assurer la durabilité de la production des biocarburants » - 30/04/2008Haut de page
 


« Les politiques environnementales ne vont pas à l’encontre de la compétitivité économique, au contraire, elles la renforcent ». Tel est le message qu’ont fait passer les ministres de l’environnement de l’OCDE aux termes de deux jours de débats à huis clos organisés les 28 et 29 avril au siège de l’organisation à Paris. Dans leurs conclusions, les ministres appellent à fixer clairement un prix au carbone, à « tarifer » la pollution, à renforcer la coopération avec les pays en développement et à stimuler les investissements du secteur privé dans les technologies sobres en carbone et respectueuses de l’environnement. L’agriculture est également abordée : « beaucoup des ministres ont évoqué le débat actuel sur les biocarburants et la nécessité d’assurer la durabilité de leur production » indique le document de synthèse transmis à la presse. Les discussions ont fait apparaître la nécessité de « mieux comprendre les liens entre mondialisation, compétitivité, protection de l’environnement et certains problèmes tels que la faim, par exemple la relation entre les biocarburants et l’augmentation des prix alimentaires » ajoutent les ministres. Ces recommandations seront transmises aux ministres de l’environnement du G8 qui se réunissent fin mai à Kobé (Japon).
 

Économie : le projet de loi de modernisation de l’économie présenté en conseil des ministres - 29/04/2008Haut de page
 


Le projet de loi de modernisation de l’économie a été présenté le 28 avril en conseil des ministres par la ministre de l’économie, Christine Lagarde. «L’objectif principal est de soutenir et stimuler la croissance en levant les blocages structurels» a-t-elle déclaré le même jour lors d’une conférence de presse. Le projet de loi, qui comporte 44 articles et 30 mesures, s’articule autour de 4 axes : simplifier la vie des entrepreneurs et favoriser le développement des PME, dynamiser la concurrence, renforcer l’attractivité de l’économie française et améliorer le financement de l’économie. Les 6 mesures prévues pour «dynamiser la concurrence et faire baisser les prix» ont été plus particulièrement élaborées par Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la Consommation. Elles prévoient notamment la libéralisation de la négociabilité des tarifs entre fournisseurs et distributeurs et de «favoriser l’installation de plus de supermarchés pour avoir plus de concurrence et faire baisser les prix». Le projet de loi devrait être débattu à partir du 27 mai à l’Assemblée nationale pour un vote final début juillet par les deux assemblées.
 

Le gouvernement pour la priorité à l’alimentation et aux biocarburants de 2e génération - 28/04/2008Haut de page
 


L'alimentation doit rester «la priorité absolue» de la production agricole, a estimé le conseil des ministres le 28 avril, selon des propos rapportés par Luc Chatel, porte-parole du gouvernement. Celui-ci entend favoriser «les biocarburants de deuxième génération» ne rognant pas sur les terres agricoles. «L’enjeu majeur est de nourrir neuf milliards d'êtres humains que comptera la planète en 2050», a ajouté Luc Chatel. «Il a été convenu que l'objectif prioritaire pour le gouvernement devait d'être de favoriser les biocarburants de deuxième génération qui ne font pas appel aux cultures destinées à l'alimentation», a-t-il insisté.
 

Céréales : le CIC toujours aussi optimiste pour la récolte 2008 - 28/04/2008Haut de page
 


Dans son dernier rapport publié le 24 avril, le CIC (Conseil international des céréales) conserve son optimisme pour la récolte 2008. En blé, elle atteindrait 644,5 Mt, soit 1,5 Mt de moins seulement que les prévisions record du mois dernier. Ce chiffre reste toujours largement supérieur aux 603,5 Mt récoltées en 2007. La récolte européenne est revue en très légère baisse, à 142,8 Mt contre 143,1 Mt le mois passé. En maïs, les estimations sont, comme prévu, moins élevées que le record de l’an dernier. La production mondiale n’atteindrait que 762,4 Mt contre 775 Mt en 2007. Elle reste toutefois très au-dessus des récoltes de 2005 ou 2006, qui voisinaient les 700 Mt.
 

Environnement : la loi Grenelle 1 serait présentée cette semaine - 28/04/2008Haut de page
 


Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, devrait présenter cette semaine la première partie de la loi chargée de mettre en œuvre les orientations définies par les comités opérationnels issus du Grenelle de l’environnement. Cette loi présenterait au minimum deux parties. Le volet Grenelle 1 comprendrait 47 articles. La dernière version devrait être soumise aux partenaires du Grenelle le 30 avril. Elle devrait confirmer le retrait des pesticides les plus dangereux, la réduction de l’utilisation des phytos et la part des surfaces bio dans l’agriculture (20 % en 2020). Le texte passerait cette semaine devant le conseil d’État. Le second volet, Grenelle 2, ne devrait pas concerner de près l’agriculture. L’ensemble doit être soumis au Parlement avant la fin de la session mi-juillet.
 


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