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| | 7/05
- Prévue pour le 13 mai et éventuellement le 14, la seconde lecture
du projet de loi sur les OGM à l'Assemblée Nationale devrait prendre
peu de temps pour sa partie technique puisque seul l'article 1 reste en débat,
les autres ayant déjà été votés dans les mêmes
termes par les deux chambres. L'article 1 est le résultat d'un arbitrage
de l'Elysée intervenu après les débats passionnés
de la première lecture à l'Assemblée Nationale du 1er au
9 avril. Le Sénat, conformément à cet arbitrage, a voté
en seconde lecture à cet article le 16 avril que " les OGM ne peuvent
être cultivés que dans le respect de l'environnement, (…) et des
filières de production et commerciales sans organismes génétiquement
modifiés ", que la définition du sans OGM " se comprend
nécessairement par référence à la définition
communautaire ", que " dans l'attente d'une définition au niveau
européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire,
sur avis du Haut Conseil des biotechnologies, espèce par espèce
". Ce texte de compromis apparaît comme difficilement applicable
et ORAMA a sensibilisé les députés sur cet aspect, mais dans
cette affaire très politique il n'est pas sûr que la rédaction
acutelle puisse évoluer .
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7/05 - Plusieurs représentants ou enseignes de la grande
distribution ont pris récemment position de manière assez politique
sur les OGM et sur les biocarburants. Dans une interview accordée à
l'Expansion au sujet des OGM, l'ancien patron d'Auchan, Gérard Mulliez,
a affirmé que " dans l'état actuel des connaissances, il faut
les interdire (…). On doit attendre d'être sûr de leur non-toxicité
pour l'homme ". M. Mulliez estime que " les études publiées
jusqu'ici n'ont pas été développées suffisamment longtemps
et elles sont partiellement diffusées et souvent financées par les
industriels et distributeurs d'OGM ". Une association qu'il a créée,
Consommateur et entreprises responsables, va lancer sa propre étude. En
ce qui concerne les biocarburants et les tensions alimentaires, Michel-Edouard
Leclerc a déclaré que " si l'on en reste dans les limites de
la Commission européenne (10% de consommation totale), on n'hypothèque
pas les terres agricoles. A l'inverse, les magasins U ont annoncé qu'ils
gelaient le développement de leurs pompes d'E85. Arguments avancés
: " La culture destinée à la production de cet agrocarburant
(…) entraîne mécaniquement une diminution de la surface cultivable
destinée à l'alimentation (…). Le développement de cet agrocarburant
tire vers le haut le prix du maïs, du soja et du blé (…). Produire
du bioéthanol nécessite une agriculture très polluante "
etc. (voir le communiqué des magasins U en
cliquant ICI)
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