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 | Bilan de Santé de la PAC : un propos incomplet
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| 10/01/2008 |
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 | Emissions de CO2 des véhicules : la France s’enfonce dans le n’importe quoi
| 20/12/2007 |
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| 19/12/2007 |
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| 07/12/2007 |
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| 27/11/2007 |
 | Bilan de santé de la PAC : Bruxelles évite les questions essentielles
| 20/11/2007 |
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 | Grenelle de l’Environnement : des conclusions qui obligent à la plus grande vigilance !
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| 10/07/2007 |
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| 03/07/2007 |
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| 20/06/2007 |
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| 14/11/2006 |
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| 13/10/2006 |
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| 28/09/2006 |
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| 31/08/2006 |
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| 21/08/2006 |
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| 04/07/2006 |
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| 16/05/2006 |
 | Intervention céréalière: une évaluation qui ne peut servir de prétexte …
| 07/04/2006 |
 | Non à toute modulation supplémentaire !
| 08/03/2006 |
 | Bioéthanol : L’AGPB, l’AGPM et la CGB saluent la nouvelle étape franchie par le Gouvernement
| 28/02/2006 |
 | Le Président de la République à l’écoute des filières biocarburants
| 27/02/2006 |
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| 16/12/2005 |
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| 21/11/2005 |
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 | OMC : mandat largement outrepassé
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| 04/10/2005 |
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| 13/09/2005 |
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| 09/09/2005 |
 | Revenu céréalier : la nécessité de mesures appropriées
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| 26/08/2005 |
 | Les DPU ne peuvent être ponctionnés impunément
| 04/07/2005 |
 | Adjudications à l’exportation de céréales : une décision très opportune
| 24/06/2005 |
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| 11/05/2005 |
 | Maïs : pour une ouverture de l'intervention au-delà du 31 mai 2005
| 13/04/2005 |
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| 06/04/2005 |
 | Restitutions céréalières : un délai très court pour rassurer les agriculteurs
| 30/03/2005 |
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| 25/03/2005 |
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| 22/03/2005 |
 | Marché céréalier : la Commission européenne doit être lucide
| 14/03/2005 |
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 | Nouvelle baisse du revenu des cultures arables en 2004 : - 11% par exploitant
| 22/12/2004 |
 | L'AGPB, l'AGPM et la CGB prennent acte du doublement de la production d'éthanol en 2005
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| 15/11/2004 |
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| 14/10/2004 |
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| 29/09/2004 |
 | Les agriculteurs français prêts à tripler la production de biocarburants d'ici à 2007
| 07/09/2004 |
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| 27/08/2004 |
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| 24/08/2004 |
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| 02/08/2004 |
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| 30/07/2004 |
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| 13/05/2004 |
 | Les négociations UE-Mercosur condamnent le développement de l'éthanol carburant en Europe
| 12/05/2004 |
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| 26/02/2004 |
 | Remise en cause des traitements de semences : des risques pour l’agriculture et pour la société !
| 06/02/2004 |
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 | Non au détournement des fonds des agriculteurs !
| 21/11/2003 |
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| 14/11/2003 |
 | Réduction du taux de jachère
| 12/11/2003 |
 | Des économies sur les céréales à réaffecter aux céréales
| 30/10/2003 |
 | Sécheresse et grandes cultures : l’Etat doit faire mieux
| 16/10/2003 |
 | Mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord
| 15/09/2003 |
 | Hausse du prix des céréales et prix du pain : un impact à relativiser
| 02/09/2003 |
 | Le « coup bas » estival de la Commission
| 04/08/2003 |
 | PAC : un virage créateur d’obligations pour l’U.E et pour la France
| 26/06/2003 |
 | Révision d’Agenda 2000 à mi-parcours : des propositions qui restent inacceptables
| 24/01/2003 |
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 | Restitutions à l’exportation de blé : irréalisme de la Commission européenne
| 18/12/2002 |
 | Importations de céréales : le contrôle des cargaisons est également indispensable
| 12/12/2002 |
 | Les bio-carburants sous une épée de Damoclès
| 27/11/2002 |
 | Fin effective de la modulation «à la française»
| 18/11/2002 |
 | Accords sur les importations : des zones d’ombre à traiter impérativement
| 14/11/2002 |
 | Il faut agréer rapidement l’interprofession Intercéréales
| 07/11/2002 |
 | Importations européennes de céréales : le temps est venu de conclure
| 04/11/2002 |
 | Importation de céréales : ne pas déraper
| 04/10/2002 |
 | Importations, Mid term review : assez d'inconséquence !
| 13/09/2002 |
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Les projets de textes réglementaires élaborés à Bruxelles dans le cadre
du Bilan de Santé de la PAC suscitent la stupéfaction de l’AGPB, de l’AGPM et de
COOP de FRANCE-Métiers du Grain.
En cas de retournement de conjoncture, les producteurs de céréales ne
souffriraient pas seulement de lourdes amputations d’aides directes. Ils
subiraient aussi une très grave remise en cause du mécanisme de l’intervention,
qui laisserait de fait à la Commission européenne un pouvoir
quasi-discrétionnaire de prendre ou non en compte la situation du marché en cas
de chute des prix*.
Une telle remise en cause aurait en outre pour effet de priver les opérateurs
de repères quant au comportement de l’important acteur qu’est la Commission sur
les marchés céréaliers. Ce manque de visibilité ne manquerait pas de perturber
le bon fonctionnement des marchés, dont la Commission se réclame tant
d’ordinaire.
L’AGPB, l’AGPM et COOP de France, qui rappellent par ailleurs que
l’intervention contribue à la constitution de stocks régulateurs pour alimenter
le marché en cas de récolte insuffisante, ne peuvent que s’opposer
vigoureusement aux visées de la Commission.
* pour le blé tendre, l’intervention à prix fixe serait remplacée par des
achats effectués selon une procédure d’adjudication (enchères inversées), la
Commission européenne décidant en fonction des prix proposés par les opérateurs
sur quels volumes porteraient ces achats; pour l’orge et pour le sorgho, elle
serait maintenue, mais activée uniquement à l’initiative de la Commission, comme
c’est déjà le cas en maïs; pour le blé dur et pour le riz, enfin, elle serait
supprimée.
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La Commission européenne vient d’officialiser sa proposition de Directive
sur les énergies renouvelables. L’AGPB, l’AGPM et la CGB se félicitent d’y voir
confirmé l’objectif de 20% d’énergies renouvelables en Europe en 2020, ce qui
rendra nécessaire un recours à la biomasse à des fins de production de chaleur,
d’électricité et de carburants.
L’AGPB, l’AGPM et la CGB approuvent notamment la proposition de la Commission
de contraindre à une utilisation de 10% minimum de biocarburants en 2020. Elles
estiment que ce niveau est réaliste et que le cadre réglementaire envisagé est
raisonnable, en particulier pour ce qui concerne les critères de durabilité
environnementale des biocarburants. Au vu des données agricoles et industrielles
actuellement constatées, l’exigence de 35% d’économie de gaz à effet de serre
pour tout biocarburant devrait pouvoir être satisfaite en France.
La position de Bruxelles sur les biocarburants tranche singulièrement avec
les volte-face récentes des pouvoirs publics français. Il faut le rappeler,
alors que le candidat Sarkozy avait souhaité durant la campagne présidentielle
une défiscalisation totale des biocarburants, leur taxation vient d’être
augmentée et les véhicules flexfuel ne bénéficient d’aucune forme de bonus
écologique malgré leurs atouts pour l’environnement.
L’AGPB, l’AGPM et la CGB appellent les pouvoirs publics français à orienter
leurs actions contre le réchauffement climatique en tenant véritablement compte,
comme les instances bruxelloises, de l’urgence de la situation et de l’intérêt
général.
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De l’augmentation actuelle des prix des céréales et des oléagineux, le
ministre de l’Agriculture tire la conviction qu’il est possible, à l’occasion du
Bilan de Santé de la PAC, d’amputer les soutiens aux producteurs de grandes
cultures au profit d’autres secteurs. Il évoque explicitement maintenant les
modifications réglementaires qui permettraient d’y parvenir. En toute
logique, il faut qu’il dise avec autant de précision et de conviction aux
producteurs de grains quels moyens devraient être mis en œuvre, en période de
marchés moins favorables, pour les préserver d’une chute de revenu aussi
dramatique que celle qu’ils ont subie de 1998 à 2005. Le niveau des
productions de grains est par nature extrêmement aléatoire et, même dans un
contexte de demande soutenue, les conditions climatiques peuvent tout à fait
provoquer des excédents dont l’accumulation fait s’écrouler les marchés. C’est
un paramètre de politique agricole que nul ne peut ignorer. |
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| | C’est une présentation biaisée que celle faite hier
soir de l’avis rendu à propos du maïs MON 810 par le Comité de préfiguration de
la Haute autorité pour les OGM. Sur le fond, au regard des exigences juridiques
communautaires, cet avis ne fait en effet apparaître aucun élément scientifique
nouveau de nature à fonder la mise en œuvre de la clause de
sauvegarde. L’utilisation de l’expression « doutes sérieux » par le Président
de la Haute autorité ne correspond à rien d’autre qu’à une référence orientée et
complaisante à des termes employés avant-hier par le Président de la
République. Cette instrumentalisation du Comité de préfiguration est
finalement peu surprenante : elle est tout à faite cohérente avec l’enchaînement
de déclarations ministérielles contradictoires, d’effets d’annonce et de
pas de deux intervenus depuis le début de la semaine. Tout cela sonne
dramatiquement faux, tout cela est extrêmement grave sur le fond pour
l’innovation et la recherche, pour l’agriculture et les enjeux auxquels elle
doit répondre. Assorti de démonstrations pour le moins douteuses - bises et
tutoiement entre une Secrétaire d’Etat et un personnage condamné par la Justice
et à l’origine de multiples actes délictueux, réception de ce même personnage il
y a quelques jours par ladite Secrétaire d’Etat et, « cerise sur le gâteau »,
par le Ministre de l’Agriculture deux heures après l’annonce du retrait du
projet de loi- tout cela porte sérieusement atteinte, aussi, à la dignité
de l’Etat. De leur côté, les producteurs de maïs BT, respectueux des cadres
légaux et victimes des fauchages, se sentent injuriés par la légitimation, dans
les faits et politiquement, des auteurs de tels actes. Les Pouvoirs publics
ont apparemment choisi de privilégier un certain type d’interlocuteurs. Message
reçu. Cela conduira à repenser la stratégie professionnelle et syndicale des
producteurs de grains, non pas sur le fond, mais dans la
méthode.
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Alors que la Commission européenne vient d’adopter un texte ambitieux visant
à réduire les émissions de dioxyde de carbone des voitures neuves à l’horizon
2012, grâce notamment à un recours accru aux biocarburants, la France s’efforce
de tuer le développement du bioéthanol.
Avec le soutien du gouvernement, le Parlement vient en effet de voter à
quelques jours d’intervalle :
- une forte hausse de la fiscalité du bioéthanol, désormais taxé 30% de plus
que le gazole d’origine fossile à même contenu énergétique (loi de Finances pour
2008),
- l’application aveugle des malus aux véhicules à carburant modulable «
flex-fuel » (loi de Finances rectificative pour 2007), qui sont pourtant les
plus propres du marché après les véhicules 100% électriques.
A peine un an après avoir encouragé les agriculteurs, les producteurs de
bioéthanol, les constructeurs automobiles et les distributeurs de carburants à
investir lourdement dans la filière flex-fuel, la France s’enfonce dans le
n’importe quoi.
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| | L’évolution exceptionnelle des marchés des grains
depuis l’été dernier aura permis aux producteurs spécialisés en céréales et
oléoprotéagineux de voir leur revenu augmenter fortement en 2007. Après les
nombreuses années difficiles qu’ils ont connues depuis 1997 et le début de
redressement de 2006, cette augmentation va leur permettre d’engager plus
rapidement les investissements qu’exige la double nécessité d’accroître la
production et de satisfaire à l’objectif d’une agriculture durable. La
situation vécue cette année conduit par ailleurs les producteurs de céréales et
d’oléoprotéagineux à réfléchir sur l’adaptation du système de soutien dont
bénéficie leur secteur à la nouvelle physionomie des marchés. Celle-ci
devrait se caractériser à l’avenir, non par une situation de beau fixe, comme
l’affirment de nombreux décideurs publics, mais plus vraisemblablement par une
grande volatilité, faite d’amples mouvements successifs de baisse et de hausse
de prix. Dans le cadre du Bilan de santé de la PAC, il faut donc travailler
sur le soutien des producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux pour qu’il
fonctionne selon les variations des marchés, au lieu de vouloir l’amputer
purement et simplement.
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Aberrant ! La Commission Mixte Paritaire Assemblée Nationale/Sénat réunie ce
jour sur le projet de Loi de Finances Rectificative pour 2007, a proposé de
taxer aveuglément les véhicules à carburant modulable "flexfuel", qui sont
pourtant parmi les plus propres du marché. Ainsi, dès 2008 les automobilistes
français souhaitant acquérir ce type de voitures écologiques seraient découragés
de le faire. A peine un an après avoir encouragé les agriculteurs, les
producteurs d’éthanol, les constructeurs automobiles et les distributeurs à
investir lourdement dans la filière flexfuel – ce fut l’objet de la « Charte E85
flexfuel », l'Etat trahirait tous ces acteurs. Dans la foulée de la
Conférence de Bali, et moins de deux mois après le "Grenelle" par lequel le Chef
de l'Etat a placé l'environnement au cœur des enjeux de sociétés et de l'action
politique, faut-il encore accorder la moindre confiance aux engagements des
pouvoirs publics ? Réponse le 20 décembre lors du vote des deux
assemblées.
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| | Réagissant aux dernières évolutions du dossier OGM,
ORAMA tient d’abord à exprimer son incompréhension après la publication d’un
arrêté suspendant jusqu’au 9 février 2008 la commercialisation et l’utilisation
de semence de maïs MON 810. Rien ne justifie cette mesure à l’encontre d’un «
événement génétique » dont l’innocuité est démontrée de longue date, qui est
autorisé dans de nombreux pays et dont la suspension de commercialisation en
Allemagne vient d’être levée. En outre, la profession agricole avait déjà pris
ses responsabilités en demandant clairement aux producteurs de différer leur
décision d’acheter ce type de semence. ORAMA prend acte ensuite de la
transmission au Conseil d’Etat d’un projet de loi relatif aux OGM, de sa
présentation prochaine au Conseil des ministres et de la volonté de le faire
examiner par le Parlement entre les 8 janvier et 8 février prochains. Le respect
de ce calendrier est essentiel pour que les producteurs conservent l’usage et le
bénéfice de la technologie OGM en 2008. Sur le fond, ORAMA désapprouve les
dispositions de ce projet relatives à la responsabilité et au registre
parcellaire, et elle sera particulièrement vigilante quant aux conditions
de la production d’OGM à des fins commerciales. Enfin, ORAMA prend acte
également de la création d’une nouvelle autorité en matière d’OGM, destinée à
succéder aux instances actuelles. Il importera de définir précisément le champ
de compétences de cette autorité, ses conditions de saisine et ses règles de
fonctionnement. C’est nécessaire pour qu’elle ne soit pas instrumentalisée et
rende des avis argumentés et scientifiquement fondés.
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Le 26 novembre, dans le cadre de la discussion du projet de Loi de Finances
pour 2008, le Sénat s’est prononcé, avec l’aval du Gouvernement, pour un
abaissement de 33,3 à 27€/hl de l’exonération de la Taxe Intérieure sur la
Consommation (TIC, ex TIPP) appliquée au bioéthanol.
C’est là un revirement inadmissible par rapport aux diverses déclarations du
chef de l’Etat sur la fiscalité des biocarburants et par rapport aux agréments
accordés par les Pouvoirs publics en la matière, agréments ayant donné lieu à de
lourds investissements industriels. Il est par ailleurs inacceptable que le
bioéthanol, énergie nouvelle, devienne plus taxé que le gazole, carburant
fossile, en termes d’énergie produite.
L’AGPB, l’AGPM et la CGB demandent que la Commission mixte paritaire qui se
réunira sur le projet de loi de Finances revienne sur le vote du Sénat. Sinon,
la viabilité économique de la filière bioéthanol, actuellement en phase de
démarrage, serait gravement menacée.
C’est l’avenir global du bioéthanol qui est en cause, pas seulement
celui du bioéthanol de première génération. Il faut bien voir en effet que la
première et la seconde génération ne sont pas dissociables. Démarrer au plus
vite et de la manière la plus efficace une production de seconde génération
nécessite une technologie qui repose en grande partie sur l’expérience
industrielle acquise dans la production de première génération. La production de
seconde génération a également besoin de bénéficier des progrès que doivent
accomplir les usines de la première génération en matière de rendement
énergétique.
En conséquence, un maintien de la position adoptée par le Sénat remettrait
fatalement en cause les efforts financiers importants que sont prêts à effectuer
les secteurs céréalier et betteravier dans la recherche en faveur du bioéthanol
de seconde génération.
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Avec les propositions qu’elle veut promouvoir dans le cadre du Bilan de Santé
de la PAC, la Commission européenne tourne le dos aux réalités essentielles de
la production de grains.
Elle néglige le fait que par la nature de son activité, ce secteur ne peut
s’autoréguler et qu’il sera toujours sujet à d’amples retournements de marchés.
Elle oublie que les désordres monétaires internationaux peuvent avoir eux aussi
un impact important sur les revenus des exploitants européens, tout comme les
systèmes d’aides que perpétuent les Etats-Unis pour permettre à leur agriculture
d’aborder avantageusement les marchés des céréales et des
oléoprotéagineux.
Au regard de ces réalités, il n’est pas acceptable que la Commission
préconise l’affaiblissement des mécanismes de régulation des marchés et
l’amputation pure et simple, sous diverses formes, des soutiens directs aux
producteurs des grandes cultures.
En prenant ce parti et, également, en prônant une absence totale de lien
entre les soutiens directs et la production, la Commission affiche une volonté
inquiétante de se désintéresser de l’évolution de la production communautaire de
céréales et d’oléoprotéagineux. Au contraire, ce secteur étant reconnu comme un
fournisseur de plus en plus indispensable de denrées et de matières premières de
base -avec tout ce qui s’y attache aux plans de la sécurité des
approvisionnements, des activités et des relations internationales- l’UE doit
veiller à ce qu’il connaisse un minimum de stabilité dans les contextes
difficiles.
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Réuni le 7 novembre, le Conseil d’Administration d’ORAMA s’est penché sur les
suites du Grenelle de l’Environnement, en particulier sur les déclarations
récentes du ministre de l’Agriculture à Agra Presse et à Réussir.
Il a pris acte de la volonté du ministre de démarrer au plus tôt les
travaux sur l’utilisation des produits phytosanitaires, dits pesticides,
et sur le maïs MON 810 auxquels a appelé le Président de la République.
Pour ORAMA, il est indispensable que ces travaux soient conduits avec la plus
grande pertinence.
En matière de produits phytosanitaires, cela signifie que le groupe de
travail interministériel prochainement mis en place devra comprendre des
représentants du secteur des grandes cultures (responsables professionnels,
experts des instituts techniques). Il aura en effet besoin de leur point de vue
de praticiens soucieux de longue date, non seulement de l’avenir du patrimoine
productif français, mais également des évolutions de leurs pratiques au regard
de l’environnement. Il aura également besoin de s’appuyer sur leur expérience de
gestionnaires de 45% de la surface agricole utile française.
En ce qui concerne le maïs MON 810, l’exigence de pertinence signifie qu’il
faut sortir des généralités, en mettant sur la table, s’il y en a, des éléments
de doute avérés et en les examinant alors selon une approche rigoureusement
scientifique. En évitant ainsi toute dispersion, l’instance chargée du travail
demandé par le Président de la République aura d’autant plus de chances de
terminer sa tâche dans des délais permettant aux producteurs de savoir à quoi
s’en tenir pour leurs semis de 2008.
ORAMA tient à ajouter que, nulle part où il est cultivé depuis des années, il
n’est apparu des éléments de doute quant au MON 810. Enfin, s’il s’est interrogé
récemment sur l’opportunité d’autoriser deux nouveaux maïs OGM à la culture, le
Commissaire européen à l’Environnement n’a jamais pour autant remis en cause le
MON 810, cultivé en Europe depuis 1998.
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Le Grenelle de l’Environnement a globalement permis de conforter des
positions qu’ORAMA défend avec force. Ainsi, les objectifs ambitieux qu’avaient
fixés les Pouvoirs publics à notre agriculture pour répondre aux besoins
alimentaires et non alimentaires de la planète ont été clairement réaffirmés. Le
débouché biocarburant s’est vu consolidé, le Chef de l’Etat ayant souligné que
les engagements pris devaient être tenus et qu’il fallait développer les
biocarburants de seconde génération, légitimant ainsi nos investissements en
matière de recherche. Enfin, l’importance du rôle des phytosanitaires est
reconnue, tout changement de stratégie quant à leur utilisation étant lié à
l’apparition de méthodes alternatives crédibles.
Pour autant, les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux tiennent à
rappeler qu’il est nécessaire de maintenir une fiscalité spécifique des
biocarburants et de permettre à l’agriculture française d’accéder aux nouveaux
produits phytosanitaires au même rythme qu’ailleurs en Europe.
Et puis, ils regrettent le manque total de pertinence des conclusions du
Grenelle à propos de la culture commerciale des OGM. Les nombreux travaux
conduits en toute impartialité et dans le respect des règles scientifiques les
plus strictes aux niveaux national et européen ont déjà permis en effet
d’apporter de vraies réponses aux questions posées.
ORAMA en appelle au respect du droit communautaire en la matière et demande
instamment que les Pouvoirs publics tiennent leur promesse de faire adopter dans
les plus brefs délais un cadre juridique clair, de sorte que 2008 ne soit pas
une année blanche pour les cultures de maïs OGM.
Les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux rappellent qu’ils ont
toujours eu le souci de concilier efficacité économique et efficience écologique
et qu’ils doivent pouvoir disposer des moyens appropriés pour demeurer
performants et compétitifs dans une économie mondialisée.
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Les défis du 21ème siècle sont immenses, qu’ils soient alimentaires et non
alimentaires, écologiques et territoriaux. L’agriculture devra produire plus ;
elle devra contribuer à lutter contre l’effet de serre ; elle devra
produire mieux. Elle en a les capacités, pour peu qu’elle ait accès aux progrès,
notamment à ceux apportés par les nouvelles technologies, sources de
performances économiques et écologiques.
Les nouvelles technologies appliquées à
l’amélioration des plantes –les biotechnologies végétales- permettront de
répondre aux défis d’une agriculture nourricière, durable et respectueuse de son
environnement. En effet, l’utilisation de tous les
outils qu’elles procurent, y compris les OGM, permettra, grâce à l’exploration
de la biodiversité, de créer des variétés végétales plus performantes, assurant
sécurité alimentaire, qualités et sûreté des produits, développement de la
chimie végétale, préservation des ressources
naturelles et protection de l’environnement.
Mis au point en Europe mais cultivés d’abord aux Etats-Unis, les OGM se
développent aujourd’hui partout dans le monde car ils permettent
d’apporter des solutions concrètes aux besoins de développement durable des
populations. En France, les OGM sont au cœur d’une controverse qui menace de
ruiner les capacités de développement de notre agriculture, de notre
agro-industrie et, in fine, de notre économie. Les interrogations légitimes de
nos concitoyens et la prudence des scientifiques ont été instrumentalisées par
des marchands de peur qui ont fait des OGM le symbole d’un combat idéologique.
Pourtant, année après année, les faits donnent raison à ceux qui font confiance
à l’innovation pour trouver les meilleures solutions.
C’est parce qu’il y a une urgence économique et
écologique que nous avons lancé un appel solennel au Président de la
République. L’avenir agricole et alimentaire de notre pays ne peut se
construire sur des valeurs de régression et de repli sur soi.
Sur les OGM… …Nous
sommes formellement opposés à un moratoire. Il n’y a actuellement aucun vide
juridique.
En effet, la France a transposé par décrets
et arrêtés le 19 mars dernier la directive 2001/18/CE, modifiant la directive
90/220/CEE qui avait, elle, été transposée par la loi du 13 juillet 1992.
Nous revendiquons le droit à poursuivre les
cultures en 2008. Les
agriculteurs qui cultivent en 2007 des variétés de maïs transgénique pour
lutter contre les principaux ravageurs du maïs, la pyrale et la sésamie, sur
plus de 20 000 hectares, le font en toute légalité. Rien ne saurait donc
justifier qu’ils soient privés de cette innovation pour les années à
venir.
Nous accueillons favorablement la proposition
qu’une loi sur les OGM soit déposée au Parlement et examinée aussi rapidement
que possible.
Il s’agit
de créer un cadre permettant un développement ambitieux des recherches et des
cultures commerciales tout en apportant les garanties utiles. Nous considérons
qu’elle doit s’inscrire dans le prolongement du projet de loi voté par le Sénat
en 2006. Ce projet offre une base solide afin de parfaire le dispositif
réglementaire actuel, notamment pour la création d’une Haute Autorité, qui
pourrait utilement s’inspirer du projet de Haut Conseil des Biotechnologies
proposé par le Sénat.
Nous pratiquons la coexistence des cultures, au
quotidien, notamment pour les
productions de maïs en filières. Les mesures de coexistence spécifiquement mises
en place pour les cultures de maïs transgénique s’appuient sur des
expérimentations crédibles, réalisées en France, Espagne, Allemagne et
Suisse. Elles montrent que 25 m entre champs de maïs transgénique et
conventionnel suffisent pour garantir le respect du seuil de présence fortuite
dans les productions de conventionnel. Ces mesures ont parfaitement joué leur
rôle en 2006, elles le joueront d’autant plus en 2007 que ces distances ont été
doublées, à la demande du gouvernement.
Nous exigeons le respect du seuil européen de
présence fortuite d’OGM à 0,9%,
prévu dans la directive 2001/18/CE, et fixé dans le règlement 1829/2003/CE. En
effet, rien ne justifie la modification de ce seuil dont le Conseil des
ministres européens vient de confirmer le champ d’application, à la fois au
conventionnel et au bio. Nous exigeons aussi un seuil de présence fortuite
applicable aux semences conventionnelles.
Nous réfutons les affirmations sur les prétendus
risques environnementaux et sanitaires des cultures de maïs résistant aux
insectes.
Les évaluations
préalables aux autorisations de mise en culture ont montré la totale innocuité
sanitaire et environnementale des maïs Bt. En effet, en réponse aux prétendues «
études » qui alléguaient de risques associés à la culture et à la consommation
des maïs Bt Mon 810, tous les avis scientifiques sollicités par les autorités
publiques (Commission du Génie Biomoléculaire, Agence Française de Sécurité
Sanitaire des Aliments, Agence Européenne de Sécurité des Aliments) ont confirmé
le bien fondé des évaluations initiales. Rappelons aussi que le pollen de maïs
transgénique émis par les variétés portant l’événement Mon810, ne présente
aucune toxicité pour les abeilles (adultes et larves) et que les abeilles ne
jouent aucun rôle dans la pollinisation du maïs, plante anémophile.
Les producteurs de grandes cultures ambitionnent
de continuer à fournir des produits sains, en qualité et en quantité à leurs
concitoyens. Pour cela ils veulent avoir accès aux biotechnologies végétales,
porteuses de solution d’avenir.
ORAMA est l’union qui fédère l’Association Générale
des Producteurs de Blé (AGPB), l’Association Générale des Producteurs de Maïs
(AGPM) et la Fédération Française des producteurs d’Oléagineux et de
Protéagineux. Cela représente 325 000 exploitations qui mettent en valeur 14
millions d’hectares.
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ORAMA demande au ministre de l’Agriculture d’agir au sein des instances
européennes, en particulier lors du Conseil Agriculture du 16 juillet, afin que
le taux de jachère obligatoire soit fixé à 0% pour les semis de la récolte
2008.
La situation tendue du marché des céréales, due essentiellement à 6 années
sur 7 -et bientôt 7 sur 8- de déficit de production mondiale par rapport à la
consommation, exige un signal fort de l’Union européenne.
Cette ouverture est également nécessaire vis-à-vis des industries européennes
utilisatrices de céréales, parmi lesquelles, en tout premier lieu, celle de
l’alimentation animale.
La demande d’ORAMA se limite aux semis de la récolte 2008. La jachère
obligatoire devant faire l’objet de débats plus larges dans le cadre de l’examen
du bilan de santé de la PAC, ORAMA émettra dans cette perspective des
propositions qui tiendront compte de l’utilisation actuelle de la jachère à des
fins de production d’énergie et à des fins environnementales. |
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ORAMA exprime son entière solidarité à la société Biogemma, à la suite du
fauchage de deux parcelles expérimentales de maïs OGM chez un agriculteur du
Puy-de-Dôme, à Malintrat.
En détruisant un essai qui devait contribuer à la mise au point d’un maïs
tolérant à la sécheresse, les auteurs de cette action ont nui à la cause d’une
agriculture plus économe en eau et davantage capable de répondre aux besoins
croissants de céréales dans tous les pays.
En reprenant leur travail de sape contre un groupe français qui fait partie
des leaders mondiaux dans son secteur, les destructeurs d’essais d’OGM
persistent à œuvrer pour une domination un jour totale des groupes semenciers
anglo-saxons.
Le nouveau Gouvernement doit réagir énergiquement. Il doit se faire
respecter, il doit faire respecter le travail des chercheurs et des entreprises,
il doit faire respecter la propriété privée.
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ORAMA prend acte avec satisfaction de la nomination de Michel BARNIER comme
ministre de l’Agriculture.
Les ambitions de Michel BARNIER pour l’UE ne sont plus à démontrer. Il a la
capacité d’amener l’Europe à devenir davantage consciente de ses obligations
planétaires dans le domaine des grandes cultures. C‘est particulièrement crucial
en ce moment où, dans le cadre des négociations de l’OMC, la Commission de
Bruxelles semble prête à succomber au chantage au calendrier que pratiquent les
Etats-Unis.
La nomination de Michel BARNIER intervient par ailleurs à une période où
l’évolution des marchés rend encore plus évidente la nécessité que les récoltes
françaises et européennes de céréales et d’oléoprotéagineux suivent l’évolution
des besoins. ORAMA compte sur le nouveau ministre pour que cet enjeu majeur soit
autant pris en considération dans la politique agricole que le devoir de
l’agriculture de préserver l’environnement et de maintenir un haut degré de
qualité de l’alimentation.
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Il semble aujourd’hui que la conclusion d’un accord à l’OMC avant la fin du
mois de juin soit devenue une fin en soi aux yeux de certains responsables
européens.
ORAMA condamne d’autant plus les dernières orientations présentées par le
président du Comité des négociations agricoles de l’OMC, Monsieur FALCONER. A
suivre ces orientations, l’Union européenne se mettrait quasiment à nu dans ce
secteur stratégique que sont les céréales tandis que les Etats-Unis
conserveraient leur arsenal offensif et défensif et que le Brésil verrait ses
horizons agro-industriels s’élargir considérablement. Quant aux vrais pays en
développement, dont l’agriculture serait également perdante, ils auraient toute
raison de se sentir lâchés par l’Europe.
Les instances politiques de l’UE, averties des intentions des autorités
françaises au cas où un projet d’accord interviendrait sur ces bases, doivent
absolument reprendre en main la négociation. L’action qu’a entreprise en ce sens
Madame LAGARDE, déjà pleinement consciente de la gravité de la situation, mérite
d’être saluée. Il n’est plus possible de laisser faire les négociateurs de
la Commission. Ils ont trop fait comprendre aux autres parties qu’elles
obtiendraient toujours plus en se montrant intraitables.
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La consolidation du ministère de l’Agriculture dans le cadre du nouveau
Gouvernement est un signe fort en un moment où les négociations de l’OMC et la
programmation d’une nouvelle réforme de la PAC appellent la France à défendre au
sein de l’UE une vision dynamique de l’agriculture.
ORAMA prend acte avec satisfaction de ce signe et de la nomination de Madame
LAGARDE qui, dans ses fonctions précédentes, a pu appréhender quel atout
stratégique représente pour notre pays son secteur des grandes cultures.
ORAMA compte sur Madame LAGARDE pour continuer à faire valoir cet atout non
seulement dans les instances européennes, mais également dans la définition de
la politique agricole en France. ORAMA rappelle à cet égard qu’une productivité
élevée, la préservation de l’environnement et un haut niveau de qualité
sanitaire sont tout à fait compatibles, qu’il faut faire confiance en la matière
aux chercheurs, aux artisans du progrès technique, à la compétence et à la
conscience professionnelle des agriculteurs.
Enfin, ORAMA demande au nouveau ministre de l’Agriculture de veiller à ce que
sur le terrain, la réglementation de la PAC, très exigeante pour les
exploitants, soit mise en oeuvre avec davantage de compréhension des
réalités. |
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A nouveau, la présidence du Conseil de l’Union européenne formule une
proposition de réforme de l’intervention sur le maïs : des volumes
interventionnables dégressifs jusqu’à un niveau zéro seraient instaurés et le
mécanisme pourrait être réactivé si la situation du marché l’exigeait.
La filière française des grandes cultures réaffirme la nécessité de l’intervention en
tant qu’outil de régulation des marchés. Elle rappelle en outre que
le déroulement de la campagne a radicalement infirmé les démonstrations de
croissance des stocks publics qu’avançait la Commission européenne à
l’encontre de cet outil. Enfin, le principe de réactivation de l’intervention ne
saurait être considéré comme autre chose qu’un trompe l’œil. Seules des
procédures claires, ne laissant aucune possibilité d’interprétation, pourraient garantir
que ce principe soit mis en œuvre rapidement. L’expérience acquise sur
une question analogue, celle de la flexibilité du taux de jachère, a montré
qu’il y avait peu de chances qu’il en soit ainsi.
En conséquence, la filière française des grandes cultures appelle à ce
qu’aucune décision ne soit prise avant le bilan de santé de la PAC prévu pour
2008 et avant une analyse fine des perspectives de marché.
De manière plus globale, elle met en garde les pouvoirs publics contre toute
préconisation visant à laisser les marchés soumis aux aléas de la production,
aux subventions distorsives utilisées par les Etats-Unis et aux fluctuations du
dollar. A cet égard, il est incompréhensible et inconséquent que le récent
rapport « Perspectives agricoles en France et en Europe » du Conseil d’Analyse
économique ait pu faire fi de ces paramètres majeurs.
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Le Sommet du Végétal se tiendra cette année les 19 et 20 septembre à Tours
sur le thème « Les Grandes cultures, une chance pour l’Europe ».
Il sera précédé le 19 au matin des Assemblées générales de l’AGPB, de l’AGPM
et de la FOP.
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Suite à la publication au Journal Officiel de ce jour de différents décrets
et arrêtés relatifs notamment aux productions commerciales OGM, la filière maïs
prend acte de la transposition en droit français des dispositions de la
directive européenne 2001/18.
La filière maïs française
→ rappelle qu’elle a mis en œuvre dès 2004, un guide de bonnes pratiques
assurant la coexistence et la traçabilité des cultures de maïs OGM et non OGM,
dans le respect du seuil réglementaire de 0.9 %.
→ recommande, en plus des dispositions prévues dans ce guide, à la demande
des pouvoirs publics,
- que la distance d’isolement entre productions de maïs OGM et non OGM soit
le double de la distance nécessaire à la coexistence des cultures, à savoir 50
mètres ou 24 rangs de maïs non-OGM de même précocité.
- l’information à tout maïsiculteur dont la culture de maïs serait limitrophe
à la parcelle de maïs OGM. Pour rappel, le maïs ne se croise avec aucune
autre plante dans la nature.
Par ailleurs, l’AGPM a mis en place un service d’information et de conseil
pour les producteurs de maïs, et assure un suivi de la diffusion du guide des
bonnes pratiques auprès de tous les acteurs de la filière concernés.
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ORAMA se félicite avec la FNSEA de la décision que vient de prendre le
ministre du Budget quant à la fiscalisation des DPU à la suite de leurs
démarches.
Les paiements réalisés à partir de 2007 au titre des DPU se comptabiliseront
finalement à la date de réception de la lettre de fin d’enregistrement envoyée
par la DDAF, c’est-à-dire en juillet. Jusque là, il était prévu que soit prise
en compte la date du 15 mai.
La décision du ministre du Budget permettra aux nombreux exploitants qui
clôturent fin juin d’éviter une augmentation injustifiée des prélèvements
obligatoires ou les surcoûts d’un changement de date de clôture.
Il est heureux que le bon sens l’emporte.
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| | L’AGPM, l’AGPB et la CGB se félicitent de la
proposition de modification de la directive relative à la qualité de l’essence
que fait la Commission européenne. Cette proposition prévoit notamment la
possibilité pour les distributeurs de carburants de commercialiser une essence à
teneur élevée en biocarburant (jusqu’à 10% d’éthanol en volume) et la mise en
place d’un étiquetage à la pompe différencié (teneur faible ou élevée de
biocarburant). Ces dispositions ouvrent la voie à une incorporation plus
significative d’éthanol dans l’essence et permettront de respecter l’objectif
européen d’incorporation de biocarburants pour 2010 (5,75% en teneur
énergétique). L’AGPM, l’AGPB et la CGB invitent le Conseil et le Parlement
européens à adopter rapidement cette proposition afin que sa transposition dans
les différents droits nationaux soit effective au plus tard le 31 décembre 2008
comme le préconise le texte. Par ailleurs, la France ayant choisi de devancer
la mise en œuvre des objectifs européens, elle doit au plus vite étudier et
mettre en œuvre les mesures qui garantiront la réalisation de son propre
objectif d’incorporation de biocarburants en 2008 : 5,75% en teneur énergétique,
soit 8,65% en volume.
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| | Dans ses récentes déclarations au sujet du
bioéthanol, l’UFC-Que Choisir a omis de prendre en compte deux éléments
objectifs essentiels que l’AGPB, l’AGPM et la CGB tiennent à
rappeler. En premier lieu, le coût de l’exonération fiscale partielle du
bioéthanol pour la collectivité doit être apprécié en tenant compte
: - de l’impact économique induit par la création et le maintien de
milliers d’emplois en zone rurale. Selon une étude du cabinet de consultants
PricewaterhouseCoopers, la production de 1000 tonnes de bioéthanol
représente 6,2 emplois contre 0,01 emploi pour 1000 tonnes
d’essence, - des impôts et cotisations sociales que génère cette
production, - des investissements (1 milliard d’€) réalisés par les
groupes coopératifs et privés dans la construction d’unités de production. En
second lieu, l’évaluation de l’intérêt énergétique du bioéthanol ne peut
consister à comparer son rendement énergétique à celui du biodiesel. Il doit
être comparé à celui de l’essence. Rappelons que le rendement énergétique du
bioéthanol est actuellement de 1,5 à 2,5 fois supérieur à celui de l’essence
selon les méthodes de calcul de rendement utilisées. Avec l’optimisation
des procédés dans les nouvelles unités de production, ce devrait être dans
l’avenir de 3 à 4. Les instances européennes ne s’y trompent pas : en
préconisant un objectif d’incorporation de biocarburants dans les essences
de 10 % en 2020 -après 5,75% en 2010- elles viennent de confirmer
l’intérêt stratégique des biocarburants pour réduire les émissions de gaz à
effet de serre et la dépendance énergétique de l’U.E .
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La table ronde sur les biocarburants réunie hier par les ministres de
l’Agriculture et de l’Industrie a permis de constater les progrès accomplis
depuis un an en France en matière de bioéthanol. De nombreux points sont
satisfaisants, en particulier les octrois d’agréments à de nouvelles usines, la
percée de l’incorporation en direct dans les essences, la naissance de la
filière Super éthanol 85 et son accompagnement.
Il ressort cependant de cette table ronde que le développement de
l’incorporation en direct demeure au second plan. Le relèvement du plafond
d’incorporation à 10%, au lieu de 5% actuellement, est différé. Or, il s’agit
d’une mesure indispensable à la mise en oeuvre du plan gouvernemental pour les
biocarburants et, par là même, à une lutte efficace contre les émissions de gaz
à effet de serre dans le secteur des transports.
L’enjeu, concrètement, est celui de l’utilisation d’un maximum de bioéthanol
dès l’année 2007.
Il faut noter que l’utilisation de superéthanol E85 n’augmentera que
lentement, au fur et à mesure de l’équipement des stations-service en pompes ad
hoc et du renouvellement du parc de véhicules. Si, par ailleurs, le bioéthanol
continuait à n’être incorporable directement qu’à 5% maximum, il ne
resterait plus que la voie de l’ETBE* pour absorber les nouveaux volumes
produits.
Or, l’intérêt économique du débouché ETBE est aléatoire pour les
producteurs de bioéthanol. Ils pourraient être amenés à ralentir leurs
investissements actuels. En outre, à l’inverse du bioéthanol, le gain d’énergie
que procure l’ETBE par rapport à celui qu’il faut pour le produire est infime :
4% au lieu de 100%. Avec l’ETBE, enfin, les émissions de CO2 sont trois
fois plus élevées qu’avec le bioéthanol.
* additif issu par moitiés de bioéthanol et d’isobutylène, un coproduit du
raffinage pétrolier
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La FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, l’AGPB, l’AGPM et la CGB se félicitent de
la signature, sous l’égide du Premier Ministre, de la Charte pour le
développement de l’E85, qui constitue une étape déterminante dans la
construction de la filière bioéthanol en France.
Cette charte marque en particulier l’engagement des producteurs de bioéthanol
à contractualiser avec les agriculteurs leurs conditions d’approvisionnement en
matières premières agricoles en termes de volumes et de prix. De leur côté, les
agriculteurs s’engagent à garantir l’approvisionnement des producteurs de
bioéthanol, tout en maintenant le débouché essentiel de leurs productions à des
fins alimentaires.
Comme pour leurs productions destinées aux débouchés alimentaires, les
exploitants agricoles utiliseront les techniques de fertilisation et de soin des
plantes les plus respectueuses de l’environnement. Ainsi le veulent d’ailleurs
les règles édictées en la matière par l’Union européenne et la France.
Au travers des engagements pris par les différentes parties, la Charte signée
aujourd’hui crée les conditions favorables à l’établissement de relations
commerciales et partenariales pérennes, offrant la visibilité nécessaire aux
agriculteurs comme aux autres acteurs de la filière bioéthanol.
La démarche exprimée par la Charte vient opportunément compléter les plans
Raffarin et Villepin d’incorporation directe des biocarburants. Elle offre un
atout concret à notre pays pour s’engager plus rapidement dans la voie du
développement durable.
Contacts Arnaud Lemoine (FNSEA) Aurélien Vaucelle (JA) Pascal
Hurbault (AGPB) Béatrice Guenébeaud (AGPM) Cécile Duval
(CGB)
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L’incident qui s’est déroulé samedi dernier en Gironde (ndlr : l’inondation
volontaire d’un silo contenant une production OGM) est grave. Pour conforter ses
positions dans sa démarche de candidat à la candidature de l’extrême gauche,
José Bové convoque caméras et micros pour poursuivre ses actions délictueuses de
saccages et de destructions. Se rend-t-il compte qu’il développe à des fins
politiques une ambiance détestable dans les campagnes ? La multiplication et
l’ampleur des atteintes aux biens d’autrui peuvent conduire à toutes sortes de
dérapages. Il n’y a pas qu’en banlieue qu’il y a des multirécidivistes,
l’opinion doit le comprendre et l’Etat agir.
Bien sûr les OGM sont un vrai sujet de société. Bien sûr il doit y avoir
encadrement et débat, mais la destruction n’est pas la démocratie et l’arrachage
le vote ! Bien sûr la réaction de l’exploitant concerné a été forte, mais
l’exaspération est là devant la violence des comités anti-OGM. En outre, violer
la loi ne doit pas être reconnu comme un acte d’utilité publique.
La FNSEA et ORAMA demandent aux Pouvoirs publics de prendre leurs
responsabilités face à cette montée de l’intolérance qui pourrait aboutir à des
drames. L’ordre ne doit pas seulement être juste, il doit être appliqué et la
France du présent mérite dialogue et concertation plutôt que la politique des
invectives et de la seule provocation.
Pour leur part, la FNSEA et ORAMA œuvrent et font du dialogue et de la
solidarité entre tous les paysans deux de leurs objectifs fondamentaux : forts
de cette position, elles apporteront un appui juridique au producteur
agressé.
Contacts : FNSEA : Arnaud LEMOINE : 01.53.83.48.83 ORAMA : Pascal
HURBAULT : 01.44.31.16.25
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Le ministre de l’Agriculture a tranché : le prélèvement sur les Droits à
Paiement Unique historiques pour abonder la réserve nationale s’élèvera à 2,2
%.
C’est nettement plus que le taux qu’avaient estimé admissible l’AGPB, l’AGPM
et la FOP pour pouvoir remédier aux incohérences et injustices de la réforme de
la PAC.
Certes, le ministère a dû mettre en œuvre des programmes obligatoires
d’attribution complémentaire de DPU et, au-delà, il demeurait de
nombreuses situations difficiles à prendre en compte.
Certes, il aurait pu se produire une accumulation de « droits dormants » à un
niveau tel qu’il aurait été nécessaire de fixer un taux bien supérieur à 2,2 %.
Il faut d’ailleurs souligner à nouveau le rôle majeur qu’a eu le syndicalisme
majoritaire pour l’empêcher, en faisant s’engager le Gouvernement dans la voie
des signatures de clauses.
L’addition des prélèvements imposés aux producteurs de céréales et
d’oléo-protéagineux sur leurs DPU (modulation, réserve nationale) est toutefois
lourde, d’autant plus que ces droits représentent une part importante de
leurs recettes.
Cette réalité impose que les Pouvoirs publics agissent plus radicalement pour
leur permettre de retrouver des marges par ailleurs.
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L’Agence Unique de Paiement (AUP) vient de verser par anticipation aux
producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux une partie importante de leurs
paiements découplés.
ORAMA prend acte avec satisfaction de cette démarche, qu’elle avait
sollicitée du ministre de l’Agriculture au Sommet du Végétal en juin dernier,
puis à plusieurs reprises par la suite.
Les producteurs spécialisés de céréales et d’oléoprotéagineux, dont les
trésoreries s’étaient taries du fait de la baisse quasi-ininterrompue de leur
revenu depuis 1997, pourront ainsi mieux faire face à leurs
échéances.
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Les Pouvoirs publics s’apprêtant à prendre leur décision sur le taux de
prélèvement destiné à abonder le montant de la réserve nationale de DPU, ORAMA
tient à rappeler sa position : il est absolument indispensable que ce taux soit
fixé en fonction de critères objectifs et incontestables.
ORAMA souligne que l’utilisation de la réserve ne peut répondre à d’autres
considérations que celles pour lesquelles elle a été constituée : prendre en
compte les situations juridiquement injustes et économiquement insupportables
dans lesquelles se trouvent certains producteurs du fait d’une application
rigide et rigoureuse de la réforme de la PAC. En conséquence, le taux doit être
calculé en fonction des besoins correspondant aux programmes prioritaires et
spécifiques tels qu’ils ont été définis.
ORAMA demande donc aux Pouvoirs publics, qui savent précisément à quoi s’en
tenir, de faire preuve de la plus grande responsabilité et de ne pas céder à la
tentation facile de fixer un taux plus important. Les producteurs de cultures
arables ne pourraient comprendre que l’avance d’une partie de leurs paiements
directs, signe fort de la reconnaissance par le Gouvernement des difficultés
réelles qu’ils connaissent, soit amputée d’un supplément de prélèvement infondé.
Une telle attitude serait inexplicable et inacceptable. La situation difficile
des exploitations spécialisées en cultures arables et de leurs trésoreries
commande de montrer à la fois du discernement et de la réserve!
Enfin, ORAMA continue de dénoncer la prise en compte des pénalisations
infligées de 2000 à 2002 dans le calcul des DPU historiques par le ministère de
l’Agriculture. Il reste nécessaire de mettre fin le plus rapidement possible à
cet abus de pouvoir, d’une façon ou d’une autre.
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Nelly OLIN, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a mis en
cause hier les biocarburants. Elle a invoqué les inconvénients qu’auraient, en
termes d’effet de serre, les engrais utilisés pour les produire. Plus
précisément, elle a fait état des émissions de protoxyde d’azote liées à
l’épandage d’engrais azotés dans les champs. Elle a par ailleurs estimé que la
production de biocarburants pourrait porter atteinte aux ressources
alimentaires.
Il est regrettable que Nelly OLLIN ne considère pas l’impact d’ensemble des
cultures consacrées à la production de biocarburants sur l’effet de serre. Il ne
faut pas tenir compte seulement des émissions intervenant lors de la culture, du
transport et de la transformation des matières premières des biocarburants. Il
faut également comptabiliser les réductions d’émissions auquel aboutit
l’utilisation du bioéthanol et du biodiesel par rapport à celle de carburants
conventionnels.
En faisant ce bilan, la ministre de l’Ecologie et du Développement durable
constaterait qu’en affectant un hectare de terre à la production de
biocarburants, il y a une réduction nette d’émission d’équivalent CO2
comprise entre 3 et 11 tonnes , selon les plantes utilisées.
De nombreux bilans et études ont été publiés en ce sens par les Pouvoirs
publics.
D’autres données peuvent être également communiquées à Nelly OLLIN, par
exemple celles du Centre interprofessionnel technique de la pollution
atmosphérique (CITEPA), qui montrent que les émissions de protoxyde d’azote en
agriculture diminuent régulièrement.
ORAMA et la CGB rappellent enfin qu’en 2015, le plan de développement des
biocarburants du Gouvernement ne mobilisera, au-delà des terres encore
actuellement en jachère, que 15% maximum de la surface globale de céréales,
d’oléagineux et de betteraves en France. Cela ne pourra compromettre la
satisfaction des besoins alimentaires.
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L’AGPB, l’AGPM et la FFCAT se sont fortement engagées en faveur des
biocarburants et notamment du bioéthanol. C’est un axe de développement
stratégique de la filière céréalière qui rejoint les préoccupations énergétiques
et environnementales de l’Union européenne.
Toutefois elles protestent vigoureusement contre la modification des
conditions de remise de stocks publics sur le marché à des fins de
transformation en énergie. Depuis le comité de gestion céréales du 21 septembre,
il est devenu possible de procéder à ces reventes spécifiques au-dessous du prix
d’intervention.
Il s’agit là d’une atteinte grave au fonctionnement de l’Organisation Commune
de Marché céréalière. Dans ces conditions, la gestion de l’intervention
n’assurera plus systématiquement son rôle de stabilisation des marchés. Par
ailleurs, cette nouvelle possibilité introduit une incertitude supplémentaire
sur les marchés, ce qui ne manquera pas d’en accroître les perturbations.
Cette mesure mettra ainsi à mal la régulation des marchés et le revenu des
producteurs, et elle va coûter cher au budget de l’Union. D’autres mesures
aideraient bien plus au développement des biocarburants, au delà de
l’élargissement des surfaces pouvant bénéficier de l’aide aux cultures
énergétiques : l’harmonisation des mesures prises dans les différents Etats
membres en faveur des biocarburants, voire le soutien aux initiatives prises
dans les nouveaux Etats-membres. |
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ORAMA prend acte de la réponse positive apportée hier par la Commission
européenne et par le Gouvernement français à sa demande de versement de
paiements directs dès le 16 octobre.
Cette demande avait été exprimée auprès de M.BUSSEREAU dès le Sommet du
Végétal, premier Congrès d’ORAMA, en juin dernier. Elle avait été réitérée avec
d’autant plus d’insistance que, pour de nombreux producteurs de céréales et
d’oléoprotéagineux, la baisse des rendements et l’augmentation des charges ne
pouvait pas être compensée par la hausse des cours. Leurs trésoreries risquaient
de se dégrader encore plus qu’elles ne l’étaient déjà.
ORAMA se félicite que le Gouvernement ait pris la pleine mesure de cette
situation.
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M. Mandelson a cru bon de déclarer à un grand quotidien brésilien, le 10
septembre, qu’un échec du cycle de Doha serait «proche d’une attitude criminelle
et profondément irresponsable».
Le Conseil d’Administration d’ORAMA, réuni hier, a pris connaissance de cette
déclaration avec effarement.
Les propos du négociateur de l’UE sont extrêmement fautifs. Ils le montrent
prêt à conclure les négociations du cycle de Doha à n’importe quelles
conditions, quels qu’en soient le coût pour les agriculteurs européens et les
dommages pour le développement agricole des pays les moins avancés.
Le mandat de négociation de M. Mandelson n’est pas de favoriser
l’agriculture de pays émergents qui ne s’embarrassent ni de lois sociales, ni de
réglementation environnementale. Le Conseil des Ministres de l’Agriculture et le
Conseil des Affaires Générales de l’UE doivent le lui rappeler aussi fermement
que rapidement.
Pour le Conseil d’Administration d’ORAMA, c’est une conclusion des
négociations dans l’urgence et sur la base de concessions sacrifiant l’intérêt
de millions d’agriculteurs qui serait « proche d’une attitude criminelle
et profondément irresponsable ».
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Au terme de récoltes 2006 affectées par une succession d’évènements
climatiques particulièrement défavorable, de nombreux producteurs de céréales et
d’oléo-protéagineux de diverses régions françaises vont voir les produits de
leurs ventes stagner ou baisser, malgré l’augmentation des prix. Leurs
rendements sont en effet notablement inférieurs à la moyenne.
Cette évolution est d’autant plus délicate pour eux que, sur des postes
significatifs (engrais, carburants), les charges ont encore augmenté rapidement
cette année. Or, la trésorerie des exploitants spécialisés en cultures arables
se trouvait déjà en situation précaire, compte tenu de la chute de 19,4 % du
revenu dans ce secteur en 2005 et de sa baisse quasi ininterrompue
entre 1997 et 2004.
ORAMA demande en conséquence au ministre de l’Agriculture de faire preuve de
la plus grande persuasion pour que la Commission européenne accepte la
demande qu’il lui a transmise d’anticiper le versement des paiements directs en
France. Il est nécessaire que ce versement puisse intervenir mi-octobre au lieu
du 1er décembre.
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Contrairement
aux extrapolations qui ont été faites à partir de certaines informations, la
hausse du prix du blé n’aura qu’un très faible impact sur le prix du pain. Il
faut bien se souvenir en effet de ce que représente le coût de la matière
première blé dans le prix de la baguette (290 grammes) : moins de 4 centimes
d’euro. Sur les bases actuelles de la hausse des cours du blé, la baguette ne
devrait donc augmenter que d’un demi-centime d’euro. Toute augmentation
supérieure serait due à d’autres facteurs.
Il
est par ailleurs possible de constater que l’évolution du prix de la baguette
reste proche de l’évolution du coût horaire du SMIC en France sur les dernières
années ; ce qui n’est pas surprenant quand on connaît la part de la main d’œuvre
dans le coût de la baguette (50%).
Mais
il ne faut pas oublier que cette augmentation des prix n’effacera pas les
difficultés des producteurs de céréales qui ont connu près de 30% de baisse de
leur revenu sur les deux dernières campagnes
céréalières. |
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La
Commission Européenne
voudrait durcir les critères d’accès à l’intervention du maïs pour application
avant le 1er Novembre
2006. Il s’agirait de limiter le taux maximal d’humidité à 13% (contre 14,5%
actuellement) les grains brisés à 5% (contre 10), les grains chauffés par
séchage à seulement 0,5% (contre 3%) et d’introduire une limite de Poids
Spécifique à 73 kg/hl au minimum, critère jusqu’alors inexistant en maïs.
La
Commission justifie cette évolution par la forte augmentation du stockage
d’intervention dans plusieurs pays de l’Est depuis deux campagnes et les
craintes d’altération de la qualité qui en résultent.
De
telles modifications rendraient, dans les faits, l’achat public quasiment
inaccessible dans l’ensemble de la Communauté.
Ainsi est-il
inacceptable de proposer un taux d’humidité maximal à 13%, sans rapport avec les
besoins techniques des utilisateurs, à contresens des préoccupations
qualitatives affichées en grains cassés ou chauffés et facteur de gaspillage
énergétique.
ORAMA
et la FFCAT
s’élèvent contre le caractère précipité d’une telle mesure et le risque de
contagion qu’elle comporte à l’égard d’autres céréales.
L’expérience
a montré que chaque durcissement de critère qualitatif à l’intervention
constitue en réalité une diminution du niveau de garantie de prix qui influence
les marchés céréaliers.
Une
réflexion a été récemment ouverte par la
Commission sur l’organisation
commune des marchés des céréales. Dans cette perspective, ORAMA et
la FFCAT
rappelle leur attachement à l’intervention et à son rôle physique de régulation,
et estiment que la
Commission doit accepter d’engager une concertation avec les
professionnels pour que des dispositions d’adaptation soient prises dans le
cadre des règlements de base. Si
des problèmes existent dans certains pays, ils doivent être traités par des
mesures spécifiques de marché. La révision à la baisse des récoltes
communautaires 2006 ne risque-t-elle pas, en outre, de modifier la perception
actuelle ? |
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Avec la suspension sine die des négociations de l’OMC sur le cycle de Doha
s’éloigne la perspective d’un accord déséquilibré pour l’agriculture européenne,
qui aurait gravement nui à ses producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux. Il
était impossible que le cycle se conclue sur la base des concessions
inconsidérées auxquelles s’étaient déclaré prêt Monsieur MANDELSON en matière
d’accès (droits de douane).
ORAMA et la FFCAT, qui s’étaient fortement mobilisées pour que cette
perspective ne se concrétise pas, demeureront extrêmement attentives à la suite
des évènements.
Elles excluent que l’accord partiel de Hong Kong de décembre 2005 dernier sur
les soutiens à l’exportation puisse être maintenant invoqué pour une suppression
sans contrepartie des restitutions dans quelques années. Ce texte n’avait en
effet de valeur qu’à condition de faire partie d’un accord global et que,
simultanément, les soutiens à l’exportation pratiqués par la concurrence soient
également démantelés.
Il est hors de question par ailleurs, au cas où les négociations
reprendraient dans le futur, que les concessions informelles offertes sur
l’accès par M. MANDELSON soient à nouveau mises en avant.
Enfin, ORAMA et la FFCAT veilleront à ce que l’Union européenne défende ses
intérêts agricoles dans les accords bilatéraux qu’elle pourrait être amenée
désormais à conclure en plus grand nombre.
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Pendant qu’elle pratique la fuite en avant dans les négociations de l’OMC à
Genève, la Commission européenne lance une offensive à Bruxelles contre le
régime de l’intervention sur le marché communautaire des céréales.
Le 30 juin dernier, devant le Groupe consultatif Céréales et
oléoprotéagineux, elle a entamé une offensive contre ce régime, mettant en
avant les conclusions de l’étude qu’elle a fait réaliser par le cabinet
anglo-saxon LMC International sur l’Organisation commune de marché Céréales.
Cette étude attribue faussement aux mécanismes de l’intervention le gonflement
des stocks publics de céréales de l’U.E., dû en vérité à une prise en compte
insuffisante de problèmes d’infrastructure des nouveaux Etats-membres dans la
préparation de l’élargissement.
En réalité, si la Commission veut mettre à bas l’intervention, c’est parce
qu’elle prend le risque, avec ses positions à l’OMC sur l’accès au marché
européen, de devoir faire face à un afflux considérable de nos céréales vers
les stocks publics.
La véritable cohérence, dans une politique de défense des intérêts céréaliers
européens, serait de réaffirmer le rôle de l’intervention, d’une part comme
ultime parade aux concurrences sauvages et distorsions d’origine monétaire,
d’autre part comme outil de régulation indispensable sur un marché où doivent
être satisfaits des besoins de plus en plus nombreux.
Une majorité d’Etats de l’U.E. est partisane de cette cohérence-là, comme
l’ont montré leurs réactions à l’attitude de Monsieur MANDELSON et aux
préconisations de LMC International. En relation avec ses partenaires français
et européens, ORAMA mettra quant à elle toute son énergie à appuyer ces
réactions et à empêcher des décisions inacceptables.
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Depuis le 12 mai et pour une durée illimitée, les grandes surfaces de
plusieurs départements autour de Rouen distribuent des essences dans lesquelles
du bioéthanol est directement incorporé à hauteur de 5% .
L’AGPB, l’AGPM et la CGB saluent cette opération qui est pilotée par SIPLEC,
filiale des Centres Leclerc pour les produits pétroliers. La faisabilité en
France de l’incorporation directe du bioéthanol, procédé couramment pratiqué à
l’étranger et aux bilans énergétique et environnemental les meilleurs par
rapport à tout autre, est ainsi définitivement confirmée.
L’AGPB, l’AGPM et la CGB regrettent toutefois que les lenteurs de
l’harmonisation des règles communautaires aient empêché d’incorporer le
bioéthanol à un taux plus élevé .
Elles déplorent par ailleurs que les essences présentant les caractéristiques
requises pour une telle incorporation n’aient pu être fournies par le raffinage
français et qu’il ait fallu les importer. Pourtant, lors de la table ronde sur
les biocarburants organisée le 21 novembre 2005 par les ministères de
l’Agriculture et de l’Industrie, chaque participant s’était engagé à
entreprendre des démarches favorisant l’incorporation directe. Que comptent
faire les compagnies pétrolières et les Pouvoirs publics, parties prenantes à la
table ronde, pour sortir de cette situation paradoxale?
Le 21 novembre dernier, les Pouvoirs publics s’étaient également engagés à
soutenir au plus tôt les expérimentations de véhicules flex-fuel qui seraient
entreprises dans le cadre de flottes captives. Des modèles de ces véhicules sont
maintenant disponibles et une expérimentation au moins, à l’échelle d’une
région, est prête à démarrer. Comment le Gouvernement compte-t-il agir pour
qu’elle puisse être mise en œuvre en disposant du carburant nécessaire (E
85)?
L’AGPB, l’AGPM et la CGB demandent aux pouvoirs publics d’organiser une
réunion à mi-parcours pour faire le point sur les questions
posées.
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Une évaluation des instruments de politique céréalière de l’U.E. réalisée à
la demande de la Commission européenne vient d’être publiée. Point essentiel,
elle conclut à l’efficacité globale de l’Organisation commune de marché (O.C.M.)
comme système de régulation des marchés céréaliers. Malgré cela, elle appelle à
remettre profondément en cause cette O.C.M, en raison surtout de l’afflux de
céréales dans les stocks publics dans divers nouveaux Etats-membres.
L’AGPB, l’AGPM et la FFCAT dénoncent l’incohérence de ces conclusions.
Si l’ampleur anormale du stockage public de céréales dans plusieurs pays
est-européens n’est pas contestable, ce phénomène n’est pas dû à l’OCM,
l’évaluation elle-même le souligne. Il résulte :
- de l’absence d’infrastructures suffisamment performantes -dans le domaine
des transports notamment- pour que les récoltes de ces pays puissent être
commercialisées efficacement, - de l’exemption de jachère obligatoire
accordée à titre transitoire à ces mêmes pays.
L’AGPB, l’AGPM et la FFCAT récusent par conséquent l’idée de réserver la mise
en œuvre de l’intervention au seul blé panifiable et seulement dans des zones
européennes déficitaires en céréales. Elles s’opposent également à la
recommandation de gérer l’intervention au travers de mécanismes de stockage
privé ; s’ils devaient être sollicités plusieurs années de suite, ces mécanismes
ne résisteraient pas, faute de moyens financiers suffisants.
L’AGPB, l’AGPM et la FFCAT ne peuvent accepter qu’un rapport qui évalue
positivement les mécanismes communautaires de gestion des marchés céréaliers
servent de prétexte à une nouvelle remise en cause de l’OCM céréales,
alors même que la précédente réforme se met à peine en place et ne concernera
pleinement les nouveaux Etats membres qu’à partir de 2008.
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Le Bureau de l’Union syndicale con |