Contrat de solutions le gouvernement à l’écoute de la profession

34 partenaires du monde agricole ont présenté en conférence de presse le 26 février dernier, le Contrat de solutions : une trajectoire de progrès pour la protection des plantes. La profession se mobilise pour sortir d’une approche culpabilisatrice sur l’utilisation des produits de traitement des plantes. Comment sortir d’une logique d’interdictions sans solutions à une logique de solutions par l’innovation ?

« Le zéro phyto n’est pas possible comme le zéro médicament en santé humaine » a répété Christiane Lambert 

L’objectif du contrat de solutions c’est de déployer et diffuser le plus largement possible l’innovation pour répondre à la demande sociétale.

Éric Thirouin en conclusion a insisté sur l’effet combinatoire de ces solutions. "Avec l’effort de tous et l’innovation en génétique, robotique, numériques, biocontrôles, agronomie, la trajectoire de progrès sera effective."

A la suite de cette Conférence SIA, le gouvernement a été sensible aux arguments de la profession qui dénonçait le dogmatisme ambiant sur le sujet. Les agriculteurs ont besoin de solutions disponibles et efficaces au lieu d’interdictions. Le contrat de solutions est une trajectoire vers des innovations pour répondre aux attentes sociétales et aux besoins des agriculteurs. C’est déjà plus de 250 pistes de solutions d’avenir identifiées qui donnent des perspectives d’alternatives pour offrir des solutions concrètes et partagées.

Le lendemain, après la fermeture du SIA, Nicolas Hulot est venu échanger avec la profession sur le stand de la FNSEA. Il s’est dit satisfait du travail réalisé et à saluer cette démarche innovante sans précédent qui mise sur le collectif.

La semaine suivante, le mardi 6 mars, une réunion politique s’est tenue en présence des représentants des ministères (Agriculture, Santé, environnement et recherche), de l’ANSES, de la MSA et des organismes de formation. Ils ont manifesté leur intérêt à intégrer une telle démarche soit en tant qu’observateurs soit en tant qu’acteurs. L’AGPB attend de l’Etat qu'il prenne sa part notamment à travers du plan d'investissement de 5 milliards €.

Le gouvernement semble être à l’écoute, mais l’AGPB reste mobilisée en participant aux groupes de travail et en alimentant la dynamique. Pour réussir, l’AGPB et ARVALIS institut du végétal alimentent et collaborent avec les autres acteurs du Contrat de solutions, pour identifier et développer les solutions de demain.

Retrouvez en video la présentation du Contrat de soutions

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